A écouter : Everest, l’année de tous les records

France Info consacre sa chronique audio et sportive du jour à l’exceptionnelle saison en cours sur les pentes du toit du monde. A écouter donc, « Avalanche de records dans l’ascension de l’Everest » (sans mauvais jeu de mot donc).

Les records se succèdent donc, les athlètes bénéficiant de belles conditions, et peut-être d’une organisation qui a appris a mieux gérer l’affluence au camp de base. Car côté népalais, plus d’une vingtaine d’expédition se côtoient. De quoi créer une petite ville de centaines de tentes oranges et jaunes, peuplées de plus d’un millier de personnes.

Dans la liste des exploits, on note :

  • Kami Rita Sherpa, un guide népalais de 48 ans, a atteint le sommet pour la 22e fois. Il était accompagné par treize autres alpinistes. Il est attendu ce week-end à son camp de base. Il devance désormais deux autres sherpas, ces guides expérimentés de haute montagne basés dans l’Himalaya, qui ont réalisé chacun 21 ascensions.
    Le Népalais a gravi le sommet de l’Everest pour la première fois en 1994. Il a depuis accompagné de nombreux autres groupes sur ce sommet mythique.
  • Ani Lhakpa Sherpa, caissière de 44 ans dans un supermarché du Connecticut (États-Unis), a quant à elle porté le nombre de record d’ascensions pour une femme à 9, en accomplissant son exploit par le versant tibétain de la montagne.
  • Le Chinois Xia Boyu, 69 ans, a lui aussi marqué de son empreinte l’ascension du mont Everest en début de semaine. Il est devenu le premier amputé des deux jambes à se hisser au sommet, avec deux prothèses équipées de crampons. Il avait perdu ses deux pieds au cours de sa première tentative en 1975, avant d’être amputé des deux jambes en 1996.
  • A noter aussi que Guy Cotter, de Adventure Consultants, en compagnie de son client Leow Kah Shin, est parvenu à joindre les sommets de l’Everest et du Lhotse en un peu plus de 24 heures.
Camp de base de l’Everest, mai 2018. Plus d’un millier de personnes sur place et plus d’une vingtaine d’expéditions.

Mais ces succès ne doivent pas masquer la difficulté de l’épreuve. L’équipe d’Alpenglow par exemple a été obligée de faire demi-tour près du sommet après plusieurs défaillances de ses régulateurs d’oxygène. Aucune victime n’est cependant à signaler.

On estime à 200 le nombre d’alpinistes morts en tentant d’atteindre ce sommet depuis 1920, dont par exemple Ueli Steck. 150 n’ont jamais été retrouvés, sans parler de tous ceux qui sont revenus gravement blessés. La zone située au-dessus des 8 000 mètres est appelée la « zone de mort » en raison des difficultés à évoluer à cette altitude. L’oxygène y est trois fois plus rare.

1 COMMENTAIRE

  1. Le chinois est le 2eme amputé au sommet. Le premier est un certain neozeelandais Mark Inglis en 2006. Avec tous ces records l’Everest est devenu le plus haut cirque du monde!!!

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