De l’importance du casque de ski pour skier en toute sécurité

Casque de ski = protection
Casque de ski = protection

La saison hivernale s’annonce et les passionnés de glisse vont bientôt ressortir ou se ré-équiper de skis/snow/skis de rando/patinettes/luges/snow-skate/snow-scout et autre attirail de glisses en tous genres.

Et alors ? On n’oublie pas un truc ?

Bien qu’il ne soit pas obligatoire, le port du casque de ski est la première protection en cas de chute. Les professionnels de santé s’insurgent face aux comportements des skieurs, qui considèrent trop souvent l’objet comme un simple accessoire, alors qu’il peut sauver des vies.

Aucune excuse de la part de ceux qui s’en passent, au regard de la diversité des modèles de casques de ski qui sont disponibles sur le marché. Différentes tailles, différents modèles mais également plusieurs gammes de prix, avec des tarifs accessibles à tous et des modèles hauts de gamme qui présentent des options spécifiques.

Visières anti-UV intégrées, casques audio pour certains modèles, et cerise sur le gâteau, en plus de remplir pleinement sa fonction première de protection, les casques n’en sont pas moins devenus des accessoire de mode parfois plus esthétiques qu’un traditionnel bonnet, même si ça reste affaire de goûts 🙂

Le casque de ski n’est pas réservé aux enfants

Ce qui pourrait paraître pour une évidence a le mérite d’être rappelé en constatant les comportements des adultes adeptes des sports d’hiver. Le casque de ski est majoritairement présent sur la tête des enfants et des adolescents mais se fait nettement plus rare comme couvre-chef pour adultes.

À croire que certaines personnes ne perçoivent pas le danger que représentent les sports de glisse de montagne. Certains articles sur le web vont même jusqu’à titrer « plus de morts avec un casque de ski », de la fausse information qui fait vivement réagir le corps médical.

Réduire les risques de traumatisme crânien

Les spécialistes tels que les neurochirurgiens sont pourtant unanimes : le port du casque de ski permet de réduire l’impact des chocs importants, à l’origine de traumatismes crâniens, parfois graves. Même si le risque zéro n’existe pas, cette protection permet de réduire nettement les conséquences d’un choc crânien. Pour ces professionnels de santé, il devrait être obligatoire sur les pistes, qu’importe l’âge des skieurs ou des surfeurs.

D’après un article du Figaro.fr, une étude autrichienne datant de 2010 démontre que sur une population totale de 46 000 skieurs/surfeurs qui ont subi un accident, le casque réduisait de plus d’un tiers les risques de traumatismes crâniens.

Malgré ces informations et les nombreuses campagnes de sensibilisation visant à pousser les sportifs à le porter, les adultes sont très peu à l’appliquer dans les faits. L’association des médecins de montagne relève également que ce manque de responsabilités est une particularité française. Alors que nos voisins allemands, suisses ou américains sont majoritairement très bien équipés en la matière, en France, seulement 10 % des skieurs adultes sont adeptes de cette protection.

Plus d’informations sur la question dans cet article.

L’évolution de la pratique

Heureusement, les jeunes générations semblent contrebalancer la tendance. Alors qu’au début des années 1990, les casques étaient très peu démocratisés sur les têtes des jeunes skieurs, ils étaient plus de 94 % en 2012. Un changement considérable qui rassure le corps médical quant à l’évolution des tendances.

Il reste cependant beaucoup de chemin à faire pour faire de nos skieurs des modèles exemplaires. À commencer par le comportement des professionnels de la montagne, pointés du doigt par les spécialistes de santé. Le Dr Marc-Hervé Binet, médecin à Avoriaz a dénoncé les pratiques de ces acteurs dans une lettre ouverte.

Pour lui les moniteurs de ski et les pisteurs se doivent de montrer l’exemple à tous, en étant les premiers à porter cet équipement de protection. Car le niveau de compétences n’a rien à voir avec les risques de danger en montagne. D’autant plus que les arguments avancés par l’autre partie ne sont désormais plus valables.

Les modèles conçus aujourd’hui sont légers, confortables et ne nuisent en aucun cas l’audition de son utilisateur. Il est donc primordial que les professionnels montrent l’exemple, à l’heure où les traumatismes crâniens suite à un accident en montagne augmentent.

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