Maintenance de l’appareil photo gardien du Glacier Blanc

Maintenance équipement prise de vue Glacier Blanc - fev 2018 - - photo T.Maillet - Parc national des Ecrins

Le Glacier Blanc est un témoin du réchauffement climatique. Des prises de vue automatiques permettent d’enregistrer un témoignage précis de son évolution, dont la probable disparition prochaine de la langue terminale, en aval de l’actuel plateau supérieur. Le bilan du Glacier Blanc est déficitaire depuis 1986. Et le front du glacier recule d’année en année.

Depuis les deux dernières décennies, la longueur du glacier décroît de plus en plus rapidement, et elle est aujourd’hui de l’ordre de 5 kilomètres. Son front a reculé de 210 mètres entre 1989 et 1999, puis à nouveau de 300 mètres entre 2000 et 2006. Afin d’avoir un témoignage photographique précis de ce recul, un appareil photo automatique permet de transmettre plusieurs images par jour via une liaison GSM.

Un travail de maintenance particulier

Une équipe du parc a effectuer un travail de maintenance sur cet appareil, particulièrement exposé, en février dernier. Le 3 janvier 2018, pendant la tempête Eleanor, un vent de 158 km/h (mesuré au col du Mont Cenis à 2032 m) avait fait bouger les éléments disposés sur le mat (panneau solaire, antenne, appareil photo).

A noter que le premier appareil photo automatique installé pour le suivi du glacier blanc en 2013 a permis de réaliser « Et au milieu coule un glacier » qu’il est possible de visionner ci dessus.

Le glacier Blanc se trouve dans le parc national des Écrins, au nord de la commune de Pelvoux. Il débute vers 4 000 m d’altitude, sous le sommet de la Barre des Écrins (4.102 m). Le glacier finit sa course à 2.300 m d’altitude près du refuge du Glacier Blanc.

Il donne accès à de nombreux sommets connus : Dôme de Neige des Écrins, Barre des Écrins, Roche Faurio, pic de Neige Cordier et la montagne des Agneaux.

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