Ce matin, les plus grandes réserves s’imposent quant au nombre d’alpinistes morts sur le K2 .... Aujourd’hui, nous ne savons pas ce qui se passe avec précision. Les médias non spécialisés entretiennent la plus grande confusion alors que les secours s’organisent sur place. Des alpinistes sont en cours de descente et se situent dans les camps inférieurs. Aucun décompte précis n’a été fait. La compagne d’Hugues d’Aubarède dit elle-même « attendons deux jours pour confirmer les informations alarmantes ». .... Ce que nous savons est assez modeste. Des grimpeurs se trouvaient de part et d’autre du lieu de l’accident, notamment dans des camps inférieurs. Dès l’arrivé des premières informations, ceux-ci, dans la mesure de leurs moyens physiques et matériels (la nourriture ne se livre pas en hélicoptère comme dans un refuge, par exemple), se sont portés à leur secours. .... Nul doute que la diffusion d’informations exceptionnelles faisant pleurer dans les chaumières est bien plus vendeur que la réussite d’un « 8000 » par un anonyme. S’il n’y avait pas eu cet accident, qui aurait parlé de la réussite d’un dixième français au sommet du K2 ? Probablement peu de monde et surtout pas les grands médias nationaux. De même, qui parle des opérations de secours menées actuellement dans de grandes difficultés par toutes les expéditions sur place ? Personne ! .... Que dire de plus ? Que nous n’avons pas de nouvelles d’Hugues d’Aubarède ? C’est une chose certaine. Mais dans l’immédiat, c’est la seule information que nous ayons. Pour le reste, ce ne sont que de pures spéculations.
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Photo : Un camp au K2 (Courtoisie Mounteverest.net)
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