Réchauffement climatique : un kairnaute répond à Werner Munter

Suite à l’article relatant les positions du spécialiste en avalanche Werner Münter concernant le rôle de l’homme dans le réchauffement climatique, de nombreux commentaires nous sont parvenus. Nous avons pris le parti de publier (avec l’accord son accord) celui de Jonathan, un grimpeur internaute de kairn en 3ème année d’étude ingénieur civil en Belgique (équivalent polytech).

Le problème est je pense plus profond que l’intérêt de l’article pour les rédacteurs du site, il se trouve plutôt sur la médiatisation (en vogue ces temps-ci) d’une pensée moderne remettant en cause le travail de milliers d’experts en la matière (le GIEC) et la pensée de la quasi-totalité des scientifiques. C’est comme ça qu’on en arrive à 35% des français se déclarant Climato sceptiques. Ce qui pose question quand on sait que 97% de la communauté scientifique pense le réchauffement d’origine humaine.

Le débat est intéressant bien sûr, mais il n’a pas sa place auprès du grand public, qui ne possède pas forcément l’esprit critique et le bagage scientifique nécessaire pour juger comme le démontre les commentaires dans les forums.

Les conséquences du doute

Il faut se dire que les conséquences du doute dans la population peuvent être désastreuses quand on connaît les enjeux du réchauffement à venir. Si les gens se disent « ah ben on n’est pas responsable du réchauffement, alors on s’en fout de faire des efforts ! », dans 100 ans nos enfants seront face à un problème insoluble (et il en va également de l’avenir de nos montagnes malheureusement) ! La situation actuelle nécessite une réaction immédiate, et ce n’est pas en publiant de tels articles qu’on va y arriver… Venons-en à présent à l’article à proprement parler,

Passons les en revue, les arguments de Werner Munter !

Tout d’abord il parle des pics de température précédant notre époque (notamment l’optimum médiéval), c’est évidemment pris en compte par les spécialistes et l’argument est facilement démontable

Le second argument (CO2 négligeable) ne suit aucune démarche scientifique et ne repose que sur son avis personnel (« Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe? J’ai beaucoup de peine à le croire »).

Des modèles ulta complexes de modélisation du climat existent, et tiennent en compte de ces proportions de CO2 (très faibles j’en conviens).
Quand dans l’argument suivant, il vient avec le business derrière le GIEC, il oublie de parler des financements des sceptiques

« la thèse officielle contredit la seconde loi de la thermodynamique », c’est ici qu’on voit à quel point cette personne ne touche rien et n’a aucune crédibilité scientifique, là, on atteint des sommets ! (En bons alpinistes que nous sommes ).

Voir ici pour l’explication

Quitte à publier un sceptique, pourquoi pas choisir l’un dont les arguments tiennent un minimum la route ? Par exemple Murry Salby, qui lui est climatologue.
Je vais m’en tenir ici pour son argumentaire.

Jonathan