Quand Werner Munter se fait recadrer sur le climat

Werner Munter est un guide de haute montagne suisse qui s’est spécialisé dans les avalanches. On lui doit notamment la célèbre méthode 3×3 qui remet l’humain au cœur de la problématique avalanche.

Pendant des années, les scientifiques ont pensé qu’une étude poussée de la neige (nivologie + tests du manteau neigeux) combinée a des modélisation mathématiques complexes (façon prévision du climat) allait pouvoir nous aider a limiter le nombre de victimes en avalanche.

Werner Munter a lui révolutionné tout cela en repositionnant le comportement de l’homme comme principal facteur du risque d’avalanche. Ce concept est désormais amplement accepté et enseigné, entre autre par les institutions européennes telles que l’ANENA en France.

Problème de champs de compétence

Le souci c’est quand un expert renommé dans le domaine des avalanches, vient donner son opinion sur le réchauffement climatique, domaine dans lequel il n’a aucune compétence ni autorité.

Remettant en cause le facteur anthropique du réchauffement climatique, Werner Munter évoque des conclusions très personnelles sur la réalité des causes de ce réchauffement (qu’il ne nie pas)

Le texte de Werner Munter :

Précisons tout d’abord que je ne conteste pas le réchauffement lui-même. […] Ce que je remets en cause, ce sont les causes de ce réchauffement. Elles n’ont rien à voir avec l’homme ou avec le CO2 comme on nous le serine. Je suis arrivé à cette conclusion pour trois raisons.

La première, c’est tout simplement l’analyse des données climatiques reconstituées sur des millions d’années. Rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent à des cycles naturels. Au Moyen Age, il était par exemple possible d’aller en vallée d’Aoste depuis Arolla avec les troupeaux car le glacier n’existait plus. Lors des deux premiers optima, le Sahara était une savane avec des lacs, des arbres et des éléphants. Avant cela, pendant des centaines de milliers d’années, il a fait plus chaud qu’aujourd’hui. Et parfois jusqu’à 7 degrés plus chaud ! Or le GIEC se concentre sur les 150 dernières années. Autant dire qu’il regarde autour de son nombril. Les reconstructions paléoclimatiques montrent aussi que, pendant des centaines de millions d’années, il n’y a pas eu de corrélations entre le CO2 dans l’atmosphère et la température sur terre.

[La deuxième] La concentration de CO2 – qui est soit dit en passant un gaz vital et non pas un poison – dans l’atmosphère est négligeable. Il y en a un peu moins de 0,5‰ dans l’atmosphère, et au maximum 5% de cette quantité est imputable à l’homme. Pour un million de molécules d’air, il y a seulement 20 molécules de CO2 produites par l’homme. Et chaque année, notre industrialisation rajoute 4 molécules de CO2 pour chaque million de molécules d’air, mais la moitié est absorbée par les océans et les plantes. Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe ? J’ai beaucoup de peine à le croire (rires).

« Ces théories visent à nous culpabiliser »

Ces théories visent à nous culpabiliser. Quand des scientifiques comme ceux du GIEC disent qu’ils veulent sauver la planète, je dis qu’ils ne sont pas crédibles. Ils mentent pour préserver des intérêts économiques dont les leurs. Car il y a tout un business derrière la lutte contre le réchauffement. Il y a une volonté de faire peur aux gens par exemple en dramatisant la montée des océans, alors que ceux-ci ne s’élèvent que de 2 à 3 mm par an ! C’est aussi une manipulation intellectuelle de parler de CO2 en tonnes plutôt qu’en proportion. Des tonnes, ça impressionne, mais rappelons que l’atmosphère pèse 5 000 000 000 000 000 tonnes !

[La troisième] Celle de la thermodynamique en particulier. Pour faire simple : la terre fait 15° en moyenne. L’atmosphère censément polluée de CO2 est grosso modo à -30° à 10 km d’altitude. Qu’elle réchauffe la Terre qui est bien plus chaude qu’elle est une aberration. La thermodynamique nous dit que la chaleur va toujours vers le froid et jamais dans le sens inverse, ce que correspond à notre expérience quotidienne.

[Comment expliquer le réchauffement ?] Je n’ai pas de réponse car trop de facteurs entrent en jeu. Par contre, j’ai des hypothèses. Je soupçonne par exemple les variations de l’intensité du rayonnement solaire – qui répondent à des cycles – de jouer un rôle central, tout comme les processus nucléaires complexes et méconnus qui sont à l’œuvre au centre de notre Terre. Quoi qu’il en soit, c’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation nous avons changé le climat. La nature est bien plus forte que l’homme, nous ne sommes pas les maîtres de la Terre !

Munter s’était déjà fait recadrer sur kairn.com sur le sujet par un ingénieur civil. Sa théorie se fait désormais mettre en pièce sur le site de Walker-france, arguments scientifiques à l’appui.

8 Commentaires

  1. Les liens « recadré sur kairn.com » et « site de Walker-france, arguments scientifiques à l’appui » sont morts, bien dommagr que les argument pour conter Munter ne soient pas accessibles.

  2. Je vous recommande de lire le livre de Monsieur Claude Allegre membre de l’académie des sciences:

    « Ma vérité sur la planète »

    qui développe de façon parfaitement scientifique les arguments plein de bon sens de W.Munter

  3. En ce qui concerne Allègre, sa probité a été mise en cause de très nombreuses fois et sa rigueur scientifique a été prise en défaut également par de très nombreux scientifiques.
    C’est quand même curieux que le peu de scientifique ou de politique qui remettent en cause le caractère anthropique majeur dudit réchauffement climatique aient tous des accointance avec des groupes industriels très pollueurs…
    En ce qui concerne l’article initial de kairn, il suffit de taper sur google « werner Munter » et « kairn » et on tombe dessus : http://kairn.com/rechauffement-climatique-un-kairnaute-repond-a-werner-munter/

  4. Oui Mr Munter vous êtes un vrai, un homme plein de bon sens vous êtes de ceux qui auraient construit les cathédrales (sans les algorithmes, extrapolations, logarythmes etc.) sans machines à calculer uniquement basé sur l’observation et le bon sens de l’artisan, du compagnon.Tous ces lecteurs qui critiquent votre argumentaire que font-ils ? D’où viennent leurs salaires et le reste ? Travaillent-ils pour l’Etat d’une manière ou d’une autre, tirent-ils profit du réchauffement climatique.. de la taxe Co2, des certificats Co2 et le reste…
    Al Gore est venu à Davos pratiquement seul dans un Boeing et d’autres personnes de son staff dans un autre avion !!… pour nous présenter un livre avec une version culpabilisante de notre comportement etc.. C’est quoi cela.. pour nous les con..tribuables. On a besoin d’exemples et de réalisme.
    On doit constamment améliorer notre comportement dans et avec la nature, mais svp arrêtez de nous culpabiliser pour nous imposer des taxes, impôts etc.. Il n’y a plus de part pour le bon sens dans cette société informatisée avec une presse qui nous harcèle pour nous imposer une opinion en lieu et place de nous rapporter des informations.
    Bien à vous Mr Munter et persister svp tant que vous pouvez.
    On a besoin de vieux sages dans cette société déstabilisée par les professeurs, docteurs, scientifiques qui n’ont jamais rien fait d’autre que d’enseigner où de prêcher.
    N.B.

  5. M. Werner Munter à entièrement raison et il n’est pas le seul principalement les astronomes car il suffit d’étudier les cycles de Milankovic sur les trois paramètres de la terre par rapport au soleil à savoir: L’exentricité de l’orbite de la terre autour du soleil, l’obliquité c’est-à-dire l’inclinaison de l’axe de rotation de la terre (les marins sont très au courant) et la précession climatique, la terre oscille comme une toupie, ainsi son axe de rotation décrit un cône autour de la direction perpendiculaire au plan de l’orbite. Ce mouvement décale lentement la position des équinoxe par rapport au point de l’orbite terrestre le plus proche du soleil et module l’effet de l’obliquité sur l’insolation saisonnière. Voici pourquoi M. Munter a raison.

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