À 19 ans, il renverse la vapeur familiale… avec une fournée d’audace et beaucoup, beaucoup de farine. Voici comment Bryan Jonniaux, petit génie des fourneaux des Ardennes, a non seulement sauvé la boulangerie du village de son enfance, mais aussi embauché… ses propres parents ! Oui, oui, c’est du vécu, pas une fiction.
Un rêve de gosse devenu réalité (et bien croustillant)
Depuis l’école primaire, un seul souhait trotte dans la tête de Bryan : devenir boulanger. Alors, à tout juste 19 ans, quand l’opportunité se présente de racheter la boulangerie de Signy-Le-Petit (une commune de 1300 âmes dans les Ardennes), il ne laisse pas la pâte refroidir. Mieux encore, il embarque ses parents dans l’aventure ! Résultat : des fournées de sourires côté clients et une boutique qui ne désemplit pas. Impossible de faire mieux : monsieur est élu meilleur apprenti boulanger des Ardennes et décroche par la même occasion le titre du plus jeune chef d’entreprise de la région. Si ça ce n’est pas du levain pour l’estime de soi…
La success story à la sauce persévérance
Le secret de la réussite de Bryan ? Une poignée de ténacité, une louche de détermination, et surtout, une motivation sans faille. Et de la créativité, à revendre ! Parce que pour atteindre son rêve, il a cru dur comme four à ses compétences – et il a prouvé à tout le monde que, peu importe l’âge, la passion n’attend pas le nombre des années.
- Sacré “meilleur apprenti” de la région
- Confiance à toute épreuve (même face aux ricanements des banquiers)
- Jusqu’à 17 heures de travail par jour, 6 jours sur 7, levé chaque matin dès 2h
D’ailleurs, il le dit lui-même : « À partir du moment où on est chef d’entreprise, on est tout le temps au boulot. » Pas le temps de s’endormir sur la mie !
Les embûches du démarrage : “Ils se sont un peu foutus de moi…”
La jeunesse, parfois, ça éveille au mieux les sourires, au pire les doutes. Pour Bryan, convaincre les banques de croire à son projet n’a pas été une mince affaire : « Je ne vous cache pas que la première banque que je suis allé voir ne m’a pas vraiment pris au sérieux. Ils se sont un peu foutus de moi ! », confie-t-il, non sans humour. Heureusement, après avoir sorti la carte “parents” pour rassurer les financiers, la suite s’est mise à lever tout droit vers le succès.
Du coup, papa s’affaire aux fourneaux aux côtés de son fils, pendant que maman accueille la clientèle. Le père, un brin ému et très fier, avoue : « Je vous avoue que je n’imaginais pas travailler un jour pour mon fils, ce n’est pas donné à tout le monde. Il y en a beaucoup qui à cet âge-là préfèrent faire la fête. » Mais chez les Jonniaux, on a visiblement préféré faire lever le pain !
Une équipe, une région, et des tonnes de farine
En plus de ses parents, Bryan a étoffé son équipe de deux vendeuses et d’un apprenti. Tous ensemble, ils mettent la main à la pâte (au sens propre !) pour satisfaire une clientèle fidèle et enthousiaste : la réputation de la boulangerie rayonne sur toute la région – et bien au-delà. Il faut dire que :
- Les pains, viennoiseries et pâtisseries de Bryan alimentent 30 villages
- Ses fournées régalent un camping, un collège, un restaurant, une friterie et un hôtel
- En un mois, pas moins de 4,5 tonnes de farine s’envolent en baguettes, croissants et autres merveilles
Dès 5h du matin, l’équipe attaquant la préparation : cuisson des pains, viennoiseries, pâtisseries… Une heure plus tard, tout est prêt à être dévoré par la première vague de clients. Une cliente régulière ne tarit pas d’éloges : « Je viens depuis que c’est Bryan qui a repris la boulangerie, parce que je trouve son pain excellent, même ses pâtisseries, tout est super bon. » Bon, on confirme : à l’odeur qui flotte dans la boutique, impossible de résister !
Bryan insiste d’ailleurs sur ce qui fait aussi battre son cœur de jeune patron : « Voir la satisfaction des clients, c’est énorme mais voir le personnel qui se donne à fond pour faire tourner la boutique, c’est une belle récompense. »
Pour conclure, retenez bien la recette de Bryan : une bonne dose de confiance en soi, un zeste de ténacité, des bras motivés, et beaucoup de cœur à l’ouvrage. Et surtout, ne laissez jamais personne décider pour vous si votre jeunesse est un obstacle… ou une chance à saisir à pleines mains !