Avec le succès des Jeux olympiques italiens de Milan-Cortina en début d’année, qui auraient attiré 2,6 milliards de téléspectateurs, désormais derrière nous, les plans avancent pour les Jeux d’hiver de 2030 qui devraient revenir dans les Alpes françaises pour la première fois depuis Albertville en 1992.
Avec le très réussi Milan italien-Cortine Les Jeux olympiques du début de cette année, qui auraient attiré 2,6 milliards de téléspectateurs, sont désormais derrière nous, les projets avancent pour les Jeux d’hiver de 2030 qui devraient revenir dans les Alpes françaises pour la première fois depuis Albertville en 1992.
Le comité exécutif du CIO vient de confirmer la plupart des sites de glisse proposés par le comité d’organisation français. Certains des sites des derniers Jeux olympiques d’hiver français, il y a près de quatre décennies, devraient être réutilisés. D’autres, comme la descente olympique de 2030, sont des pistes de course très récentes.
Les épreuves de ski alpin se dérouleront dans un groupe compact de stations construites autour des anciens sites olympiques et de la Coupe du monde. Mais le CIO a annoncé que certaines épreuves de patinage auront lieu aux Pays-Bas, ce qui en fera les premiers Jeux olympiques d’hiver répartis dans deux pays.

Val d’Isère, hôte des épreuves techniques masculines lors des Jeux d’Albertville en 1992, accueillera le slalom et le slalom géant sur ses pistes phares. La Face de Bellevarde sera utilisée pour le slalom géant masculin et féminin, tandis que les épreuves de slalom se dérouleront sur les sections du Stade Olympique et du bas de Bellevarde. Le slalom géant féminin utilisera également la piste OK (Oreiller‑Killy) de La Daille, un site régulier de la Coupe du monde mais qui n’était pas utilisé auparavant pour les courses olympiques.
Des épreuves de vitesse sont assignées à Courchevel, tout juste après avoir accueilli les Championnats du monde alpins 2023 sur leur nouveau circuit de descente Eclipse spécialement créé. La station accueillera également des compétitions de Super‑G.
Les événements de ski acrobatique et de snowboard park et pipe seront centrés sur le cluster de Briançon, avec Serre Chevalier et Montgenèvre désignés pour le slicestyle, le halfpipe, le big air et d’autres disciplines freestyle. La même zone est également réservée au ski-alpinisme et au freeride, sous réserve de l’approbation finale du CIO pour des épreuves supplémentaires. Ni Serre Chevalier ni Montgenèvre n’ont déjà accueilli de compétitions olympiques, mais toutes deux ont une longue histoire sur les circuits nationaux et internationaux de freeride et de freestyle français.
Le ski nordique sera basé en Haute‑Savoie, avec La Clusaz et Le Grand‑Bornand se partageant le programme. La Clusaz accueillera des épreuves de cross-country et para-nordique, tandis que Le Grand-Bornand, déjà un site régulier de la Coupe du monde IBU, accueillera du biathlon et du parabiathlon. Malgré leur longue histoire, ce sera la première organisation olympique des deux centres du massif des Arvis, au-dessus du lac d’Annecy. Le Grand-Bornand, site régulier de la Coupe du monde de biathlon IBU, attirant plus de 50 000 personnes à chaque fois, et qui abrite également plus d’olympiens français que toute autre station de ski, sera l’hôte olympique pour la première fois, accueillant toutes les compétitions de biathlon.
Le saut à ski en combiné nordique aura lieu à Courchevel Le Praz, en utilisant les tremplins olympiques construits pour les Jeux de 1992. La Plagne verra le retour des sports de glisse sur sa piste spécialement construite pour les Jeux olympiques de 1992, qui est également désormais le seul site homologué de bobsleigh, skeleton et luge en France. La piste fera l’objet d’une modernisation ciblée pour répondre aux normes actuelles de sécurité et de diffusion.
Le ski-alpinisme ou Skimo, qui a fait ses preuves aux Jeux de Milan Cortina, sera de retour avec un programme élargi en 2030.
Les XXVIes Jeux Olympiques d’hiver 2030, baptisés Jeux Olympiques d’hiver Alpes 2030, devraient se dérouler du 1er au 17 février 2030. Certains sites, notamment pour les épreuves sur glace et les cérémonies d’ouverture et de clôture, n’ont pas encore été confirmés, l’approbation finale du plan directeur des sites devant être donnée à une date ultérieure. Les Jeux paralympiques d’hiver de 2030 suivront du 1er au 10 mars 2030.