Annapurna, 3 juin 1950 : l’itinéraire illustré

Une des raisons invoquées dans le doute de la victoire à l’Annapurna, le 3 juin 1950, est la description jugée trop sommaire et manquant de détails techniques de l’itinéraire final. Maurice Herzog a raconté cette ascension non seulement dans son célébrissime « Annapurna premier 8.000 » (H8), mais également, dès le retour de l’expédition, dans un récit, « Annapurna » (HA), publié dans la revue « La Montagne », numéro 350 d’octobre-décembre 1950, du Club Alpin Français. Cet itinéraire, Louis Lachenal en laissa sa propre version, en tout point similaire, dans les « Carnets du vertige » (LC).

Depuis le camp V, qui se trouvait au pied de la barre rocheuse, à gauche du glacier de la Faucille, tout semble évident. En premier lieu, la traversée diagonale du glacier. Ensuite la remontée de la pyramide sommitale par le couloir de neige, d’où le sommet, caché par les rochers, n’est visible qu’à partir du haut. Et finalement celle de l’arête menant au sommet. La vue est dégagée partout. En fait, si la description est si sommaire…, ne serait-ce pas, tout simplement, parce qu’il n’y a pas grand-chose à dire ? L’itinéraire en lui-même ne semblait à priori pas poser de difficulté technique ou de danger majeurs au point que Maurice Herzog et Louis Lachenal n’ont pas jugé nécessaire de s’encorder.

[…] nous prenons pied dans une zone de champs de neige immenses qui mènent

sans difficultés au sommet. (LC)

« Biscante, pas de corde, hein ?

– Pas besoin », répond Lachenal, laconique.

Un kilo d’économisé. (H8)

D’autres expéditions ont, depuis, atteint ce sommet historique. En ramenant de nombreuses photos et vidéos. Il nous est donc permis de confronter les textes de Maurice Herzog et de Louis Lachenal avec ces documents visuels, et d’apprécier leurs concordances… ou différences. Cela permet de se forger au mieux, chacun, sa propre opinion.

Laissons-nous donc guider sur les pentes sommitales de l’Annapurna. Laissons-nous emporter par les textes de Maurice Herzog et Louis Lachenal, illustrés par le film des images rapportées lors des expéditions auxquelles ont participé Xavier Arias, Edurne Pasabán et João Garcia, Oh Eun-Sun, Jean-Christophe Lafaille et Alberto Iñurrategi, Yannick Graziani et Stéphane Benoist, Erhard Loretan, Norbert Joos et tous leurs compagnons…

 

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