Attaques d’ours sur les estives des Pyrénées : les élus des Chambres d’Agriculture inquiets des conséquences

Si au niveau pyrénéen, le nombre de prédations d’ours est sans commune mesure avec ce qui se passe avec le loup dans les Alpes et ailleurs, la situation n’en est pas moins préoccupante quant à l’avenir du pastoralisme sur des territoires limités où se cantonnent les plantigrades. Les événements qui se sont produits sur l’estive de Pouilh et les réactions irresponsables autant qu’humiliantes et diffamatoires d’associations écologistes irresponsables qui, depuis plus de 30 ans, démontrent quotidiennement leur niveau d’incompétence autre que celle de savoir lever des subventions publiques d’un niveau inacceptable, a été l’action de trop qu’il ne fallait pas faire.

Les projets agricoles pour les Pyrénées

Les élus de l’ACAP, Association regroupant les six Chambres d’Agriculture des Pyrénées portent un véritable projet de développement durable sur l’ensemble de la chaîne des Pyrénées en coordination avec les Parcs Naturels Régionaux catalan et ariégeois, le Parc National des Pyrénées et les divers Pays des vallées s’inscrivant dans la stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité, expriment leur inquiétude sur l’avenir de certains territoires fortement impactés par la présence de l’ours.

Ces ours ne devraient pas être ici

Il faut rappeler que ces ours n’ont rien de pyrénéens. Ils sont le résultat d’une vaste manipulation par une poignée de hauts fonctionnaires, constituant ainsi un véritable scandale d’Etat. Conformément à la Charte du Pays de l’ours des années 1990, ces ours devraient être cantonnés sur les quatre communes qui, à l’origine, ont acceptées et demandées les importations de Slovénie. A défaut, il conviendrait d’éliminer ces ours qui n’ont absolument aucune raison d’exister dans les Pyrénées.

Aujourd’hui le sujet n’est plus seulement environnemental. Au-delà des mensonges et manipulations, la problématique est avant tout économique et social dans le respect du milieu. C’est une question de développement durable des vallées qui n’a pas à prendre en compte des ours qui devraient être en Slovénie. D’ailleurs, en excluant une nouvelle manipulation de la part de la DREAL Midi-Pyrénées, l’ours n’est pas pris en compte dans la stratégie de valorisation de la biodiversité pyrénéenne élaborée par le Comité de Massif. La leçon devrait être retenue pour la prochaine destinée de ces ours.

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Attaques sur les estives : les élus de l’ACAP préoccupés

La rentrée 2013 est marquée par une reprise des attaques de prédateurs sur les estives pyrénéennes. La dernière en date, sur l’estive de Pouilh en Ariège, a particulièrement interpellé les élus de l’ACAP qui ont souhaité afficher leur solidarité vis-à-vis des éleveurs concernés.

Les élus de l’ACAP sont pleinement engagés pour la construction de politiques publiques favorables au développement des filières, au rehaussement du niveau de revenu des éleveurs, à l’accroissement de la compétitivité des exploitations et à l’attractivité des métiers de l’élevage pyrénéen. Le bureau de l’ACAP a dans ce sens réaffirmé sa volonté de mettre en œuvre le Projet agricole pyrénéen stratégique pour 2014-2020.

C’est dans cette perspective, que les élus agricoles du massif ont souhaité réagir aux derniers évènements survenus sur les estives du massif. Pour le bureau de l’ACAP, « l’accroissement des risques pesant sur l’activité d’élevage en montagne contredit les dynamiques de structuration des filières et de développement de l’agriculture sur le massif. Ces évènements interrogent clairement, la continuité de l’activité de l’élevage sur les territoires concernés ».

Communiqué de presse de l’ACAP du 24 septembre 2013

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