Vous pensiez être déjà incollable sur tous les comportements toxiques qui rôdent dans la jungle amoureuse ? Passez votre permis singe, car un nouveau phénomène monte aux arbres… et pas pour le romantisme ! Voici le “monkey-barring”, cette habitude insidieuse qui pourrait bien envoyer votre relation se fracasser en bas de la branche.
Monkey-barring : quésaco ?
Le “monkey-barring”, joliment surnommé “singe sain et sauf” en français — avouez, ça fait presque envie — est la tendance du moment repérée par Cosmopolitan. Le principe ? C’est jouer sur deux tableaux, mais de manière totalement délibérée. Pourquoi se contenter d’une seule relation quand on peut en avoir deux ? L’herbe est-elle si verte ailleurs ou s’agit-il juste d’un grand élan de gourmandise sentimentale ? Toujours est-il que ce jeu malsain et dangereux séduit surtout ceux et celles qui ont la phobie de la solitude.
Pour ceux qui le pratiquent, c’est comme avoir un plan d’évasion de secours : en cas de rupture, ils “atterrissent” sans douleur… mais sur le cœur de quelqu’un d’autre (pas cool). Problème : les deux partenaires ne sont généralement pas au courant de cette vie sentimentale parallèle. Il paraît que la surprise n’est drôle que pour celui qui la fait, jamais pour celui qui la reçoit !
Un manque flagrant d’engagement
Selon l’experte en relations Hayley Quinn (cité dans Metro UK), si on hésite sur une histoire, la tentation est grande d’en explorer une autre tout en gardant la première sur le feu. “Si vous n’êtes pas sûr qu’une relation soit faite pour vous, la tentation peut être grande d’en explorer une autre, tout en maintenant la relation actuelle à flot avant de sauter le pas”, partage-t-elle. On dirait presque une stratégie de joueur d’échecs amoureux !
À l’image des primates qui se balancent d’un arbre à l’autre, les adeptes du monkey-barring passent d’une relation à l’autre sans officiellement mettre fin à l’ancienne… histoire de pouvoir revenir dessus en cas de besoin. Résultat ? Engagement au minimum syndical, présence émotive proche du néant : ne vous attendez pas à recevoir des mots doux, à ce que l’on prenne de vos nouvelles ou que l’on construise des projets sur le long terme. Vos textos vont probablement dormir seuls, leur propriétaire étant bien trop occupé ailleurs pour s’y attarder.
- Flirt permanent : On papillonne de relation en relation, sans jamais réellement s’engager.
- Secrets et surprises : Les partenaires ignorent cette double vie, jusqu’au clash final…
- Fuite de l’intimité : L’autre devient plus un filet de sécurité qu’un véritable amour.
Pourquoi ce comportement ? Entre peur du célibat et frousse de l’engagement
Ce besoin presque viscéral de garder plusieurs amours sous la main puise racine dans une belle frayeur du célibat… mais pas seulement. Hayley Quinn identifie aussi la peur de l’engagement comme grand moteur du monkey-barring. “Le fait de commencer à voir discrètement d’autres personnes signifie que vous n’êtes pas totalement ouvert émotionnellement à votre relation existante, ou à l’idée de vous engager dans celle-ci”, détaille-t-elle. Bref, c’est un peu colmater les brèches du couple avec un flirt secondaire et éviter ainsi de faire face aux choix difficiles. Avouez : ce n’est pas du grand courage amoureux.
Comment s’en prémunir ? Cap sur l’authenticité
Il faut savoir que ce jeu de singe intervient majoritairement au début d’une relation, lorsque le “statut de couple” flotte encore entre deux eaux. Avant que tout ne dérape — et que quelqu’un ne “s’accroche” à une autre branche en douce — la parade est simple :
- Formuler immédiatement ses attentes : Dites clairement à votre partenaire ce que vous attendez de la relation…
- S’assurer qu’il ou elle est sur la même longueur d’onde : Ainsi, chacun se positionne sans ambiguïté et évite la mésaventure du monkey-barring.
En résumé, le “singe sain et sauf”, ce n’est pas vraiment le nouveau super-pouvoir amoureux. C’est plutôt un raccourci vers le chagrin, l’incompréhension et l’absence de confiance durable. Osez la sincérité dès les premiers battements de cœur, car la balançoire à deux, c’est tout de même plus drôle quand tout le monde tient la corde… volontairement !