Gardien de refuge : un métier plaisant et difficile

À La Pra, sur les hauteurs de Belledonne, Thierry Combe a ouvert la saison comme une longue ligne droite à 2 100 m d’altitude. Trois mois d’été sans temps mort à côtoyer l’aurore chaque matin, à admirer le tapis d’étoiles qui sert d’éclairage public à la nuit tombée. Trois mois coupé d’une partie du monde, celle des bouchons automobiles et des bruits de la ville ; trois mois à embrasser la nature dans un dénuement dont il faut savoir s’accommoder.
« Ici, tout est plus compliqué. Quand j’ouvre pour les week-ends au printemps, il faut creuser un trou dans la neige et la glace pour atteindre le torrent et avoir de l’eau. » Et quand il s’agit de réparer une fuite, « pas question d’appeler un artisan, sinon en dernier recours. Il vaut mieux être bricoleur ». Ou trouver un plombier capable d’enquiller deux bonnes heures d’ascension… « Nous, on ne fait le trajet qu’une fois par semaine, à tour de rôle. Et on se limite à 25 kg de produits… » « C’est vrai, c’est une vie plaisante, mais difficile car on subit le quotidien », explique Bruno Bouchard du refuge de la Lavey (Oisans, 1 797 m, 45 places). « C’est un univers sympa mais fatigant, notamment parce que les gens ne se lèvent pas tous à la même heure ! Mais aussi compliqué car les randonneurs ont de plus en plus un comportement de consommateur de la montagne, auquel il faut s’adapter. » « Ce qui est sûr, souligne Thierry Combe, c’est qu’on ne fait pas ce métier-là pour gagner des sous. Sinon, vaut mieux rester place Grenette ! »


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Photo courtoisie de la FFCAM

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