Un chien, un humain, la même différence… et une histoire qui fait du bruit là où il n’y en a pas ! Nick Abbott et Emerson, un duo hors normes, prouvent que la véritable communication ne passe pas toujours par les mots, ni par les oreilles. Préparez vos mouchoirs – et si vous avez un chien à côté, il risque bien de réclamer des caresses après lecture.
Un début de vie chaotique pour Emerson
Emerson, labrador dernier né d’une portée, n’avait hélas pas la vie facile face à lui. À seulement 6 semaines, ce chiot noir a été sauvé d’un refuge en Floride pour rejoindre l’association NFR Maine. Arrivé là-bas, son état de santé inquiétait : crises d’épilepsie, parvovirus canin, et un appétit en berne, il peinait même à boire. Clairement, la vie ne lui avait pas fait de cadeau !
Le bilan de santé vétérinaire n’a rien arrangé : en plus du reste, le petit chien n’entendait pas. Lindsay Powers, du refuge NFR Maine, se souvient : « C’est une fois que nous l’avons ramené chez le vétérinaire que nous avons remarqué qu’il avait des problèmes d’audition » confiait-elle à Good Morning America. Pour ce bébé labrador, tout ou presque restait à apprendre, sans le confort des sons pour le guider.
La langue des signes comme passerelle
Face à ce défi, le personnel du refuge ne s’est pas laissé abattre. Leur idée lumineuse ? Se retrousser les manches et démarrer l’apprentissage de la langue des signes canine. Avec quelques gestes, Emerson a commencé à comprendre comment jouer, comment venir au rappel – et surtout, qu’on tenait beaucoup à lui.
Pour lui trouver une famille au poil (oui, elle était facile), Lindsay Powers a immortalisé l’histoire du chiot sur Facebook. Un pari payant puisque très vite, quelques semaines plus tard, Nick Abbott, un homme originaire du Maine et lui-même malentendant, a découvert la publication et… a craqué ! Un coup de foudre, et sans aucune ambiguïté : « Je suis moi aussi sourd et j’ai le sentiment que nous aurions une bonne relation », expliquait-il alors. Le destin venait de prendre une tournure inattendue.
Un lien instantané et une communication unique
Nick et Emerson se sont rencontrés le jour même. « Il est venu directement à moi à la porte et s’est tout de suite assis à mes pieds pour rester là », raconte Nick à Wabi. Dès cet instant, il ne faisait plus aucun doute qu’ils étaient faits l’un pour l’autre. Sa mère, spectatrice attendrie, l’a très bien résumé : « Ils étaient faits l’un pour l’autre. Chaque fois qu’ils sont ensemble, Emerson trouve toujours un moyen de s’appuyer sur Nick ».
À la maison, la langue des signes n’a pas quitté le salon. Nick continue d’apprendre à Emerson les subtilités du langage visuel. Quelques exemples pour la route, juste parce qu’on adore leur complicité :
- Un « S » dessiné avec la main : Emerson comprend qu’il doit s’asseoir.
- Nick se lève et secoue son lobe d’oreille ? Emerson sait qu’il est temps… d’aboyer. Oui, chaque famille ses petits rituels !
Contact visuel, gestes précis et une patience à toute épreuve font désormais le quotidien de ce tandem assorti. Ici, pas de frustration, juste une volonté commune de se comprendre, avec ou sans décibels.
« Une fin de conte de fées »
Même sans début idyllique, on dirait bien qu’Emerson s’est trouvé une famille et surtout, un ami en or. Lindsay Powers le souligne en beauté : « Il a eu un début de vie si difficile et il s’est retrouvé avec une fin de conte de fées absolue ».
Leur histoire, c’est la preuve bouleversante que la différence n’est jamais une barrière lorsqu’on lui tend la main – ou la patte. Aux quatre coins du monde, d’autres Emerson attendent un regard bienveillant. Peut-être que la prochaine belle rencontre est juste à un clic… ou, qui sait, à un signe.