La SaintéLyon 2010, on s’en souviendra !


Une nouvelle édition placée sous le signe de la neige et du froid, une épreuve dont on se souviendra longtemps.

 

Comme toujours, des sportifs éclairés, et plus fous que jamais, étaient présents lors de ce dernier grand rendez-vous de l’année.

Toujours de nuit, la SaintéLyon reste fidèle à son image : un parcours de 68km (50% sur chemins), 1300m de dénivelé positif et 1700m de négatif, bref, une course qui reste encore un mythe en matière de trail.

Mais cette fois-ci, tous ne seront pas au départ, sur les 11500 personnes qui y croyaient, 15 % n’ont pas pris le départ. La raison ? En plus des étoiles, les coureurs avaient également rendez vous avec la neige et un vent prêt à glacer les plus téméraires.

Une aventure où pas plus d’un coureur sur deux est arrivé au bout !

 

 

Dès 22 heures, le parc Expo de Saint Etienne se rempli rapidement. Les coureurs s’occupent comme ils le peuvent, dorment, se massent, jouent aux cartes, écoutent de la musique et surtout discutent…Les pensées s’évadent on ne sait où et la nuit qui arrive engendre une atmosphère que l’on ne retrouve dans aucune autre course.

23 heures 30, tout le monde se presse sur le départ pour que la magie opère : les milliers de frontales présentes (notamment l’originale petite dernière Tikka, rechargeable par port USB) scintillent sur la ligne, les fumigènes plongent les coureurs confinés dans une ambiance impressionnante. Les jambes sautillent, un dernier regard aux amis, aux proches ou aux inconnus et enfin ‘U2’, les voix, et le décompte… 5….4….3….2….1…….c’est parti !


 

Minuit, les solos s’élancent sur le parcours qui s’annonce mémorable et très mouvementé.

La première partie est toujours aussi roulante, un peu lassante même à cause des kilomètres sur la route, mais rapidement les chemins arrivent, et la neige aussi. On passe aux premiers passages techniques, cols, single track, les coureurs se suivent, tandis que d’autres doublent dans la poudreuse. La vue est prometteuse avant la seconde et la troisième partie qui sont, elles, beaucoup plus enneigées et verglacés…Un vrai régale pourtant, que ce soit au niveau du parcours, que du paysage et de la technicité. Les serpentins de lumières étaient plus beaux que jamais au milieu de ce désert blanc et glacé !

Et enfin, la dernière partie toujours aussi physique et mental avec ses escaliers très traumatisants (mais préparant au Lyon Urban Trail d’une certaine manière) et ses immenses et interminables lignes droites sur les quais glissant et sous le joug d’un vent glaciale…

 

Cette année c’est Denis Morel qui s’impose en 5h18’17” et chez les femmes, après sa victoire l’année dernière, Maud Giraud, encore une fois indétrônable en 6h12’56”, se plaçant 34e au scratch.

 

Laurent Brochard, lui, y a pris goût en revenant pour la seconde fois.

Le champion du monde de cyclisme sur route est arrivé affûté malgré deux mois d’arrêt, après avoir couru le marathon du Mans en 2h39′ le 3 octobre dernier.

Il troqua sa 38e place et les 6h01’21” de l’an dernier (après deux chutes, une crampe aux jambes et aux intestins) pour la 20e place en 6h06’11”… Affaire à suivre donc les prochaines années, pour ces champions, et les milliers d’autres toujours partant pour ce rendez vous nocturne, décidément, incontournable.


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