Le loup dans les Alpes de plus en plus dramatique : l’Etat commence à réagir

Ce matin, un drame a été évité d’un éleveur à la fois excédés et déprimés par les ravages du loup. Ces aspects dramatiques ont été abordés à de nombreuses reprises et le représentant de l’Etat au séminaire de Valdeblore en début de semaine s’était engagé. Tout ceci se passe en montagne, chez des montagnards, des éleveurs et bergers qui sont aussi des professionnels de la montagne, bien souvent loin des regards et surtout hors des préoccupations ludiques et touristiques.

Des drames à prévoir

La situation catastrophique dans laquelle le loup dans les Alpes mais aussi ailleurs comme le Massif Central, les Vosges ou le Jura, entraîne des familles entières, ne peut déboucher que sur des drames humains si rien n’est fait très rapidement. Ce matin un éleveur parlait de mettre fin à ses jours. Les associations ont immédiatement réagit pour lui venir en aide. D’autres ayant perdu femmes et enfants et se retrouvant seuls dans leur exploitation envisagent la même chose mais pas sans être accompagné dans ce désespoir par des responsables de la présence du loup. Situations dramatique dont certains responsables d’associations écologistes s’amusent comme nous avons pu le constater récemment.
La Mutualité Sociale Agricole a pris conscience d’une telle situation et a mis en place des cellules d’écoute « Loups… éleveurs, les morsures invisibles »

Même situation avec l’ours dans les Pyrénées alors que des écologistes viennent provoquer les éleveurs au Pays Toy (Hautes-Pyrénées)

A l’occasion du séminaire de Valdeblore sur « la protection des troupeaux contre la prédation », le représentant du Ministère de l’Ecologie s’était engagé à prendre des initiatives malgré le peu de marge que lui laisse la Directive européenne « Habitats » dite Natura 2000.

Le ministère de l’Ecologie

Selon l’association Eleveurs et Montagne : « Le ministère de l’écologie a rencontré hier une délégation d’éleveurs ovins des Alpes Maritimes venue à Paris exprimer son ‘ras-le-bol’ et réclamer des moyens sérieux pour que les prélèvements de loups soient réellement effectués dans leur département. Selon Nice Matin, le ministère a assuré les éleveurs qu’un hélicoptère équipé de caméras thermiques serait mis en place dans la semaine ainsi que des équipes de prélèvement. Des moyens sans précédent qui sont à la hauteur de la gravité de la situation de ce département littéralement sinistré ».

Selon d’autres informations, les préfets devraient être réunis au Ministère lundi 17 juin pour évoquer les problèmes de loups. Nous pouvons donc imaginer que des mesures positives seront prises à l’égard des populations de montagne.

Le pastoralisme nécessaire aux randonneurs en montagne

On oublie trop souvent que c’est grâce à plusieurs millénaires de pastoralisme, avec bêtes et éleveurs, que les chemins en montagne se sont développés. C’est grâce à eux qu’aujourd’hui nous pouvons emprunter de nombreux itinéraires.

La disparition du pastoralisme c’est, à terme, la disparition des chemins comme c’est le cas notamment en Espagne dans le Parc National d’Ordesa y Monte Perdido. Nous pourrions également citer le massif Cantabrique. Les Parcs Nationaux français n’échappent pas à cette logique du fait de mesures inadéquate et plus orientées vers le tourisme qu’au soutien pastoral.

C’est aussi l’action des bêtes servant à la fois de tondeuses et de débroussailleuses que l’on peut lutter contre les incendies ou limiter les avalanches. C’est aussi l’alternance de zones ouvertes et couvertes qui font la beauté et l’intérêt d’un paysage. Randonner uniquement en forêt sans rien voir du paysage pourrait devenir lassant.

Ces divers motifs nous incitent à nous intéresser à ce qui fait le milieu montagnard que nous affectionnons particulièrement. La présence de bêtes sauvages compatibles avec la vie des hommes reste indispensable.

Louis Dollo

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