Verbier n’a jamais manqué de spectacle, mais rien ne reflète mieux l’esprit irrévérencieux et big-mountain de la station que Boss des Bosses. Le 18 mars 2026, la compétition de bosses la plus anarchique des Alpes revient pour sa 30e édition… trois décennies de bosses, de costumes, de chaos et de pure joie montagnarde.
Verbier n’a jamais manqué de spectacle, mais rien ne reflète mieux l’esprit irrévérencieux et big-mountain de la station que Boss des Bosses. Le 18 mars 2026, la compétition de bosses la plus anarchique des Alpes revient pour sa 30e édition… trois décennies de bosses, de costumes, de chaos et de pure joie montagnarde.
Organisé sur le terrain de bosses au-dessus du Rouge, l’événement est fièrement brut.
« Il n’y a pas de règles strictes, pas de vernis d’entreprise et très peu de sérieux », explique un communiqué des organisateurs, juste des skieurs et des planchistes se précipitant sur une ligne brutale de bosses construites à la main tandis que les juges récompensent non seulement l’habileté, mais aussi l’audace. C’est en partie une compétition, « … en partie un rituel communautaire et en partie un rêve fébrile de déguisements ».

Du Bar Bet à l’icône alpine
Les racines de Boss des Bosses sont aussi brouillonnes et brillantes que l’événement lui-même. Tout a commencé à l’hiver 1989-1990, lorsqu’une dispute arrosée dans un bar de Val d’Isère s’est transformée en un défi pour déterminer quelle station comptait les meilleurs skieurs. La solution était simple : « Faisons la course ».
La première édition en 1990 opposait Chamonix à Val d’Isère dans un format qui définit encore aujourd’hui l’événement… vitesse, style, tricks, costumes et une bonne dose de bière. Ce qui a commencé comme un match de rancune saisonnière s’est rapidement répandu à travers les Alpes, attirant des équipes de Verbier, Zermatt, Méribel, Courchevel, Val Thorens et au-delà. À la fin des années 90, il était devenu « le plus grand événement de bosses inter-stations en Europe ».
Au fil du temps, l’événement a trouvé son lieu naturel à Verbier, où le terrain et la communauté correspondaient à son ADN libre d’esprit. Le parcours, traditionnellement construit autour du Bar 1936 et des Ruinettes, crée un amphithéâtre naturel où locaux, saisonniers et visiteurs bordent la piste avec des cloches, des bières et un enthousiasme sans filtre.

La journée suit un rythme familier : les tours d’entraînement le matin, la principale bataille de bosses, les finales riches en gros tricks, puis l’after légendaire au Rouge. C’est une célébration de tout ce que Verbier représente : la liberté, la créativité et la joie de dévaler une montagne entre amis.
L’édition de cette année revêt une signification particulière puisque la communauté rend hommage à Jamie « Stryker » Strachan, l’une des figures les plus appréciées de l’événement. Jamie incarnait l’esprit ludique qui définit Boss des Bosses, pionnier du ski freestyle européen et champion des jeunes riders.
En son honneur, la 30e édition introduit le Trophée Stryker, décerné au concurrent qui représente le mieux la créativité, le courage et la joie que Jamie a apporté en montagne. Son héritage se poursuit à Verbier et à travers Hip Hotels, désormais dirigés par son épouse Julia, qui soutient l’événement de cette année.

Boss des Bosses n’a jamais été axé sur la perfection. C’est une question de personnalité. Il y aura d’immenses airs de bosses, des costumes scandaleux, une foule rugissante depuis les coulisses avec des DJ, des barbecues et une ambiance de festival.
Les gagnants repartiront avec des skis de bosses personnalisés de Faction, ainsi que des prix décernés par des partenaires, dont Verbier Spirit Co., dont le Verbier Gin a récemment remporté l’Or Distisuisse 2025/26.
À l’heure des compétitions de ski hyperprofessionnalisées, Boss des Bosses reste résolument populaire, un rappel du ski avant qu’il ne devienne une industrie.
Comme le disent les organisateurs, il célèbre « la créativité freestyle, la fierté de la station et la communauté en montagne ».
C’est une tradition bâtie non pas par des fédérations, mais par des amis. Un argument de bar devenu une pierre angulaire culturelle depuis 30 ans. Et au fond, l’objectif n’a jamais changé : franchir les bosses avec style.