“Pas de magie, tout s’explique” : le mythe du talent enfin brisé

Vous pensiez que le « talent » était cette étincelle magique qu’on a ou qu’on n’a pas ? Détrompez-vous ! Derrière ce mot jeté à toutes les sauces se cache une réalité bien plus nuancée, largement débattue, parfois mal comprise. Prêt à briser le mythe ? Place à la science, à l’expérience et, osons le dire, à un peu de bon sens.

Ce que le corps permet… et ce qu’il ne permet pas

Commençons par une réalité qui ne plaît pas toujours : notre corps pose des limites. Si vous avez déjà rêvé de pousser des notes aiguës comme une diva de l’opéra, il se peut que la nature vous ait réservé un autre destin. Certains l’expriment ainsi : « J’aurais beau m’entraîner toute une vie, j’atteindrai jamais certaines notes aiguës en chant. Parce que mon corps est formé de telle manière que j’ai pas accès à ce registre. »

Pas besoin d’y voir de la fatalité : il existe « une frontière entre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas ». Rassurez-vous, ce n’est pas parce qu’on ne peut pas imiter un rossignol qu’on est inapte à être un grand chanteur. De la même façon, on peut être muet et tout de même toucher la musique d’une façon qui dépasse la simple voix. La magie, c’est aussi de s’emparer de ses atouts, pas de courir après l’impossible.

Travailler, oui mais pas n’importe comment

Les grands artistes l’ont compris : il s’agit moins de devenir ce qu’on ne pourra jamais être que d’explorer au maximum son propre potentiel. « Tout grand artiste a une manière de travailler où il ne va pas chercher à devenir quelque chose qu’il ne peut pas être. Il perdrait tellement de temps à poursuivre cet inatteignable qu’il n’aurait plus alors l’opportunité de travailler sur son potentiel réel. » On n’attrape pas la lune, mais on peut briller à sa façon !

  • Définir ses objectifs de façon réaliste
  • Se concentrer sur l’amélioration de ses compétences actuelles
  • Embrasser ses limites pour mieux exceller là où c’est possible

Bien sûr, la frustration peut pointer le bout de son nez : « Ça vous dérange tant que ça de savoir que si vous n’arrivez à rien ce n’est pas une question de génétique ou de ‘talent’, mais juste parce que vous n’avez jamais essayé vraiment ou que vous n’avez pas été éduqué dans ce domaine ? » La réalité, parfois piquante, c’est que l’éducation et la pratique intensive font souvent la plus grande différence.

La répétition : clé secrète derrière les génies ?

Oubliez le coup de baguette magique. Ce que les plus grands ont en commun, ce n’est pas un ADN doré, mais… la répétition ! Les « génies » n’ont-ils pas tous « passé au moins 10 000 heures à faire la même tâche » ? La mémoire par la répétition, voilà ce qui fascine et construit les légendes.

Cela n’exclut pas la part du contexte. Prenons un exemple souvent cité : « Mozart avait aussi des parents musiciens, ils n’étaient pas pauvres, il a été bercé dans ce milieu. Mais y a aussi une part de génétique, faut pas se leurrer. » L’environnement, l’entraînement, la persévérance : un cocktail plus réaliste que celui du seul « don. »

Talent, mythe ou réalité nuancée ?

Faut-il enterrer le mot « talent » ? On serait tenté, à force d’entendre que « le talent ne fait pas tout c’est sûr, maintenant dire que ça n’existe pas du tout c’est d’une idiotie. Ça se saurait s’il suffisait juste de travailler un domaine pour en devenir un génie. » Clairement, la route vers l’excellence est longue, mais un pied devant l’autre, armé de patience, cela mène loin : on ne devient jamais le Mozart de la nuit au matin, ni par hasard, ni par miracle.

Conclusion : Arrêtons de rêver au miracle, mais ne cessons pas de croire au progrès. Travail, environnement, éducation, génétique : tout s’imbrique. Faites de vos limites un tremplin vers ce qui est possible… et qui sait, vous pourriez bien finir par chanter votre propre mélodie, et pas celle du voisin.

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