L’ADDIP conteste les analyses de l’ADET-Pays de l’ours sur la mortalité des brebis en montagne dans les Pyrénées

Dans un communiqué du 26 juin intitulé « La
mortalité des brebis dans les Pyrénées et l’incidence de l’ours brun »,

  l’ADET a mis en ligne une « analyse » qui est « une
parfaite supercherie intellectuelle » selon un communiqué de l’ADDIP qui y
voit en fait deux supercheries.

Et le propos est développé avec beaucoup de
précisions et de références mettant à mal les affirmations non étayées de l’ADET.

Une première supercherie liée à la méthode qui  a « de
quoi faire frémir »
selon l’ADDIP car l’ADET compare « deux réalités d’échelle différente ».
 Et la coordination pyrénéenne n’est pas
tendre avec l’association écologiste pro-ours en précisant : « Au lieu de se livrer à des calculs «
bidons », l’ADET serait mieux inspirée de lire ce qu’écrivent les spécialistes
des grand prédateurs ».
Voil0 une réponse du berger à l’écologiste et
les références suivent et pas les moindre :

  • 1989, L.
    NEDELEC, étude pour le Parc National des Pyrénées (1) : « De toutes ces données, il ressort
    qu’aucun type de gardiennage n’est dissuasif quand l’ours a décidé
    d’attaquer même s’il préfère éviter la proximité humaine. Les patous, les
    clôtures électriques ne l’intimident pas. »
  • 1999, Petra
    KACZENSKY dans le volume 11 de la revue scientifique URSUS (2) : « Il n’y a pas d’exemple en Europe où
    des systèmes de pâturage extensif avec de faibles pertes cohabitent avec
    des populations viables d’ours et de loups dans le même espace. »

    (p.68) A propos de la mesure soi-disant clef de protection des troupeaux,
    le parcage nocturne en clôture, la même auteure souligne qu’en Slovénie : « l’analyse des prédations montre de
    plus grands dégâts lorsque l’ours attaque des bêtes dans de telles
    clôtures que lorsqu’elles pâturent librement »

La seconde supercherie n’est pas mieux. Elle concerne le
régime alimentaire de l’ours dont l’ADDIP estime qu’il « est un parfait exemple de biais dans l’analyse et de tromperie
du lecteur ».
Mais elle absout  l’ADET qui « ne
fait que relayer la supercherie de l’équipe ours de l’ONCFS  (ETO) qui sait très bien mais « oublie » de
dire la vérité ».
Depuis longtemps l’ADDIP dénonce les affirmations de
l’ONCFS et elle persiste dans cette dénonciation en précisant que « la méthode utilisée pour ce diagramme
repose sur l’analyse des excréments qui ne permet pas de savoir la part réelle
de viande dans l’alimentation de quelque animal que ce soit, seule une analyse
d’urine le permettrait et prélever l’urine d’un ours … même en courant très
vite … ».
Et le plus remarquable est que l’ADDIP appuie son
observation sur les propres propos de la même équipe de l’ONCFS et notamment de
Pierre-Yves Quenette dont nous verrons prochainement, suite à une réunion à
laquelle il participait à Luz, qu’il n’est pas à une contradiction près
notamment pour le protocole « ours à
problème ».
Dans un rapport, il co-écrit : « La composition des fèces procure une estimation fortement biaisée du
régime alimentaire réel de cet animal. /…/ L’aspect grossier des restes
végétaux retrouvés dans les laissées indique une faible capacité du tube
digestif de l’ours brun à effectuer une dégradation poussée de la matière
végétale. Celle-ci occupe de ce fait la quasi-totalité du volume des laissées,
et il est possible que l’orientation phytophage de l’ours brun des Pyrénées ait
été surestimée jusqu’ici. » En
clair : « l’ours
digère très mal les végétaux qui ne peuvent donc pas le nourrir, on a surestimé
son côté « végétarien » ».
Ce qui n’empêche pas le même QUENETTE dans
la mise à jour du site de l’ONCFS d’écrire encore l’inverse en mars 2012 : « L’Ours Brun est un omnivore opportuniste à
nette dominante végétivore.
» (http://www.oncfs.gouv.fr/Connaitre-les-especes-ru73/LOurs-ar974
). Et là, l’ADDIP enfonce le clou : « C’est
un mensonge sans aucune pudeur ! »
Et elle propose d’autres références
scientifiques qui ne sont pas nouvelles mais… en anglais en précisant : « Mais ces documents ne sont jamais
proposés ni au public ni aux journalistes, par les deux larrons, complices dans
la manipulation : l’ETO (Equipe Technique Ours dépendant de l’ONCFS) et l’ADET.
Ils ne diffusent que leurs mensonges avérés alors qu’ils connaissent très bien
la réalité ».
 Et les
journalistes en prennent pour eux au passage… Mais nous ne nous sentons pas
visés : « Il faut cependant
regretter une chose : que certains journalistes se contentent souvent de
reprendre ces propos chatoyants à usage public, le miroir aux alouettes, sans
se donner la peine de chercher à vérifier leur validité, croiser les
informations, ce que l’on appelle un travail de journaliste : une véritable
enquête et pas une chambre d’écho ».

Dont acte. Nous donnons donc les références pour nos
lecteurs :

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