L’Yliade et l’Odysée


On se retrouve toujours les 4 même, Pedro, Djamel, Jérôme et Lise, deux ans qu’on se lâche plus la grappe.

Cette fois, c’est l’Alaska. Direction le glacier des Révélations, dans le massif du meme nom, endroit peut fréquenté du sud de la chaîne de l’Alaska


C’est Clint Hellander qui nous a donné l’idée. Protagoniste actif du massif depuis quelques années. Dans un article du dernier American Alpine Journal, il a dévoilé de nombreuses photos de sommets vierges avec de nombreux projets envisageable.

Cette poussée d’altruisme dans un univers où les projets sont jalousement gardés et recherchés est déjà en soit bien remarquable!


En regardant ces photos, le Pyramid Peak a immédiatement retenu notre attention. Sommet vierge avec une face ouest, raide et haute de 1100 mètres avait déjà était tenté par trois fois par Clint.

La rencontre hasardeuse avec Clint à Joshua Tree en décembre fut le début de l’appel magnétique irresistible, tel le chant des sirènes que tout alpinist a ressenti, nous transformant en animal mononeurone, impossible à détourner de son objectif.


Du 17 mars au 2 avril, nous voilà donc sur le glacier des revelations. Notre idée première étant de grimper une ligne directe sous le sommet. Mais deux jours d’efforts et de grimpe sur des plaquages fins et improtégeables prennent fin dans une dalle compacte.

Afin de remotiver l’équipe après cet échec, nous décidons d’aller grimper une ligne évidente sur un sommet sans nom. C’est l’Iliade. Nous nous permettons de nommer ce sommet le Mont Boucansaud, en homage à un ami de Jerôme et Djamel, disparu cet hiver.


Notre Iliade, bien moins longue que celle d’Ulysse, nous prend 24 heures de camps de base à camp de base, pour gimper cette goulotte qui raye la face est,, et remonter les 7 km de glacier dans un état de déshydratation intense à trois heures du matin.

Nous revoilà donc au camp de base, et la tempète de ciel bleu persiste. La frustration de ne pas avoir trouvé de ligne sur le Pyramid Peak prend fin une fois avalés les spaces brownies généreusement offert par notre conducteur, alors que nous faisions du stop pour rejoinder Talkeetna. Le chauffeur était loin de se douter qu’il allait ouvrir notre champs de perspective et nous aidé à trouver notre ligne.


Jouant avec les ombres du soleil couchant et l’altération de notre vision, la ligne de l’Odissée se révéla à nous, comme le nez au milieu de la figure.

Trois bivouacs auront été nécessaires, sans jamais commencer très tôt le matin, en raison des temperatures assez fraîches. Tout les bivouacs étaient incroyables et confortables. La voie présente plusieurs longueurs de mixte assez soutenues, de neige vertical (très fine glace), quelques longueurs de neiges facile, et 80 mètres de rochers pourris comme on en a jamais connu… Tout cela regroupé dans 18 longueurs bien vertical et 300 metres d’arretes pour rejoinder le sommet. 9 rappels auront étaient nécessaires pour descendre la face nord ouest et rejoindre un couloir de neige facile qui nous ramène sur le glacier.


La voie était assez dure à protéger et quelques longueurs sont assez expo.

Nous avons decidé d’appeller ces voies en reference à la quète d’Ulysse pour Ythaque, sa terre promise. Quand Ulysse arrive là bas au terme de sa vie, il realise que pour lui, le vrai trésor n’est pas ce qui l’attendais dans ce pays, mais bien les aventures qu’il a vécu tout au long de se chemin pour atteindre son but.

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