Nanga Parbat : l’étrange attraction de la montagne de la mort

Une dizaine d’alpinistes étrangers y ont été abattus l’an dernier par des islamistes armés, d’autres y ont péri sur ses flancs escarpés, et pourtant le Nanga Parbat continue d’attirer les amoureux de l’extrême sur ses cimes enneigées dans le nord du Pakistan.

Et ces fous de l’escalade le répètent encore et encore: il y a un je-ne-sais-quoi, une attraction presque fatale qui les poussent depuis des décennies vers cette montagne (8.126 mètres) nichée dans les contreforts de l’Himalaya.

En juin dernier, dix alpinistes étrangers et leur guide pakistanais avaient péri avant même de s’attaquer à ces parois les plus inhospitalières, assassinés dans un camp de base par des rebelles islamistes, un attentat qui avait plombé l’industrie touristique locale.

Mais cette attaque n’a pas empêché les plus téméraires de repartir en quête de leur inaccessible étoile, comme l’Italien Simone Moro, de retour d’une nouvelle épopée infructueuse: il voulait être le premier homme à atteindre le pic du Nanga Parbat… en plein hiver.

La première ascension du Nanga Parbat, la “montagne nue” en ourdou, la langue nationale du Pakistan, revient à l’Autrichien Herman Buhl en 1953. Les frères Gunther et Reinhold Messner avaient gravi son sommet en 1970 en passant, pour la première fois, par le versant du Rupal, paroi rocailleuse verticale de quatre kilomètres à donner des frissons aux plus aguerris.

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