Ours et loups dans les Pyrénées, les prédations se poursuivent.dans les montagnes

Même si le sujet est moins médiatisé, la colère contre les loups et les ours autant que le refus de leur présence sont toujours bien présents dans les vallées, notamment dans les Hautes-Pyrénées et le propos reste d’actualité chez les éleveurs et dans les objectifs syndicaux. La preuve avec l’Assemblée Générale de la FDSEA 65 qui s’est tenue hier où le rapport d’orientation 2014 précise : « Prédateur : des battues pour une obligation de résultat ».

L’ours

Le nombre d’ours ne diminue pas. Si pour 2013 la France les estime au nombre de 25, les services de l’environnement de la Catalogne en trouve un minimum de 35 sachant que ni la Navarre, ni l’Aragon n’en veut et que le Val d’Aran voudrait bien se débarrasser d’un ourson encombrant maintenu artificiellement en vie en grande partie grâce à la Fondation Pyrénées Conservation du Parc Animalier des Pyrénées à Argelès-Gazost.

Les prédations de l’ours ne faiblissent pas cette année comme en témoignent les statistique au 31 août 2014 que la Dreal Midi-Pyrénées a enfin rendu public cette nuit

Bilan des attaques et victimes d’ours au 31 août 2014

Nous observons que pour les Hautes-Pyrénées, le tiers des dossiers (13) doivent être soumis à la commission d’indemnisation. Comparé à l’Ariège, cette proportion est étonnamment importante. Tout aussi important, le nombre de victimes. Avec un seul ours permanent (Canellito) et un de passage occasionnel (Néré), le département recense plus de 20% des dossiers de la chaîne des Pyrénées et des victimes non compte tenu des décisions de la Commission d’indemnisation (CIDO). Avec les Pyrénées-Atlantiques et un total de 2 ours, les Pyrénées occidentales supportent pas moins de 30% des victimes. Comme chaque année, c’est l’Ariège qui totalise le plus de dégâts.

Comparé à 2013, le nombre de dossiers traités (161 contre 140) est en progression, de même que le nombre de victimes (135 contre 116) au 31 août dont 26 dans les Hautes-Pyrénées. Il faudra attendre la fin de l’année et surtout les résultats de la CIDO, pour avoir un chiffre définitif. En 2013 nous avions eu un total de 171 victimes après un dérochement important sur l’estive de Pouilh en Ariège (Salau) dont 21 dans les Hautes-Pyrénées, chiffre largement dépassé cette année.

Le loup

Si officiellement nous n’avons pas de loups dans les Hautes-Pyrénées, nous pouvons noter que des traces et un contact visuel ont été observés sur le Massif de Ger à Gourette. D’autre part, sa présence est avérée sur l’Ariège, l’Aude et les Pyrénées-Orientales et manifestement plus sporadique en Catalogne sur la Sierra del Cadi selon les services catalans.

Ce sont les Pyrénées audoises, notamment le Razès, qui sont le plus touchées avec 160 victimes et seulement 89 indemnisées. Le système d’indemnisation des dégâts des loups est assez différent de celui des ours, il est à prévoir, un jour, une situation conflictuelle. A moins que des mesures soient prises pour que le loup ne prolifère pas.

Avec tous les problèmes et surtout les contraintes environnementales, qui s’imposent aux filières d’élevage en France, l’introduction de loups et d’ours, car il s’agit bien, pour les Pyrénées, d’introduction dans le cas de ces deux espèces, constitue un frein supplémentaire à tout développement et travail serein des éleveurs. Des sujets qui ne manqueront pas d’être présents lors de la manifestation des agriculteurs prévue le 5 novembre à Toulouse.

Louis Dollo

Dossier Ours dans les Pyrénées

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