Rouge et jaune, petite histoire de l’escalade des couleurs

En anglais, le terme Redpoint (point rouge), se réfère au fait de réaliser une voie en libre, contrairement à sa réalisation en escalade artificielle.

Il s’agît donc de réaliser la voie en utilisant les ancrages uniquement pour s’assurer et non pas pour tirer dessus.
Le terme de Redpoint est dérivé du Rotpunkt allemand apparu au milieu des années 70 dans le FrankenJura sous l’égide de Kurt Abert. A chaque voie réalisée sans l’aide des ancrage, il apposait un point rouge. Il s’agît donc des débuts de l’escalade libre.

Aujourd’hui le Redpoint est souvent le fait de réaliser la voie en libre mais sans être parvenu à le faire ‘onsight’ (à-vue : a la première tentative, sans avoir eu d’information) ou ‘flash’ (a la première tentative mais en ayant vu une personne la réaliser ou en ayant eu des informations avant ou pendant l’ascension).

Le terme de green climbing est utilisé par les grimpeurs qui posent leurs protections (‘trad climbing’ ou ‘terrain d’aventure’) quand ils n’utilisent que des protections naturelles.

Le fait de jaunir un point consistait a peindre en jaune un point qui n’avait pas été utilisé lors d’une ascension. Claudio Barbier avait inventé l’expression dans les années soixante à Freyr! En effet il peignait en jaune les pitons dont il n’avait plus besoin pour se tirer ou se reposer dessus. Jusqu’il y a une dizaine d’années on pouvait trouver encore ici et là un vieu clou en jaune dans les voies à Freyr.
Si les deux symboles avaient coéxistés, on aurrait pu dire que si tous les points étaient jaunis, l’on pouvait faire un rotpunkt…

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