Anselme Baud : aux origines du free ride

Il n’a pas cédé à la tendance des skis larges, en pente raide il préfère la neige dure à la poudreuse, se méfie des avalanches comme de la peste. Pourtant, ce pape de l’extrême fut témoin et catalyseur de cette façon de chevaucher les espaces sur des planches, se riant des barres rocheuses et se jouant des couloirs.

La neige est gelée, la pente pleine de bosses, ce jour-là dans le mur des Suisses. Les Portes du Soleil portent mal leur nom, Anselme rassure ses clients : « Avec le brouillard on voit pas en bas, on a moins peur. » Pour eux, elle est soutenue. Pas assez pour engager son célèbre virage “frappé-tiré”. Alors il leur montre ses techniques d’alpinistes, dérapage les deux bâtons en amont pour enrayer la chute. Puis les emmène hors de la piste où la neige est plus molle comme on dit d’une herbe qu’elle est plus verte.

On est ici dans le jardin d’un grand promoteur du hors-pistes. Suivant le modèle de son père, Anselme Baud, dès 8 ans, court la montagne, vagabonde sur les flancs des Hauts Forts ou du Roc d’Enfer, terrains d’entraînement qu’il décrit dans ses plus belles descentes des Alpes du nord. À 12 ans, une fracture à la jambe lui ferme les portes de la compétition en alpin. Tout va pousser le slalomeur à s’ouvrir celles du grand ski.

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