AVERTISSEMENT À LA PRATIQUE DU CANYON EN CONDITIONS HIVERNALES

COMMUNIQUE DE LA FFME
AVERTISSEMENT
« Je ne sais pas que je ne sais pas »
Nous constatons depuis quelque temps que certains canyonistes poussent leur pratique bien au-delà de l’été, jusqu’à des conditions purement hivernale, ce qui veut dire en présence de neige, glace avec de l’eau en mouvement et des températures potentiellement négatives.
Nous tenons, par cet avertissement, à informer les éventuels pratiquants des risques encourus.
En effet, il est malheureusement fort possible de ne pas imaginer les risques auxquels on peut s’exposer, tant ils sont nouveaux par rapport à l’été et plus importants qu’en alpinisme hivernal.
Nous ne nous attarderons pas sur les risques bien connus en canyonisme et alpinisme hivernal (avec la neige et les avalanches, la glace…) mais sur ceux spécifiques au canyon hivernal.
Notre objectif est avant tout d’informer pour décider en connaissance de cause et donc surtout de ne pas chercher à s’exposer : PRENDRE CONSCIENCE.

Les pièges du canyonisme en condition hivernales :

Côté avalanches :

En plus de l’accès et du retour, les risques d’avalanches sont très élevés dans le canyon :
  • Le canyon est un collecteur naturel d’avalanches
  • Les nombreuses contre pentes d’allure anodines peuvent déclencher des petites coulées qui seraient négligeables en alpinisme ou en ski de randonnée mais potentiellement mortelles pour une cordée engagée dans le canyon
  • Ces contre pentes sont la plupart du temps d’orientations diverses, elles n’ont pas le même ensoleillement (ni la même température) que le fond du canyon. Leur purge est donc très difficile à anticiper.
  • Il faut penser aussi aux possibilités de rupture d’embâcle

Côté cascade de glace :

Côté glace, on évolue dans un milieu avec de nombreuses structures de glace suspendues et plus ou moins bien accrochées. L’évolution de ces structures est complexe :
  • Attention, contrairement à certaines idées reçues, les baisses marquées de température fragilisent la glace et provoque des ruptures / effondrement.
  • Bien sûr, l’élévation des températures entrainant la fonte de la glace peut occasionner des chutes également, attention aux diverses expositions par rapport au soleil selon les flancs de la montagne et les horaires…
Evoluer sur et sous ces structures demande déjà une grande expérience de la cascade de glace. Mais ce n’est pas suffisant :
  • La coexistence eau liquide / glace (situation que le grimpeur de cascade de glace fuit comme la peste) accentue la fragilité des cascades de glace et autres stalactites, les risques d’effondrement, chute de glace sont multipliés.
  • La rupture de cloches fragiles lors de descente en rappel risque de provoquer un blocage / emprisonnement sous-glaciaire et noyade.

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2 Commentaires

  1. la ffme semble découvrir et prendre en compte de manière radicale une activité qui a quelques décennies , il y a deja plus de 8 ans que la federation française de spéléologie s’est penchée sur cette activité de canyoning en toute saison et en a sortie de ses expertises un cahier technique
    http://canyon.ffspeleo.fr/index.php/fr/medias/publications/publications-de-l-efc/139-les-cahiers-de-l-efc et en organisant des stages d’approche des techniques de la pratique en toute saison

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