Coupe du monde de ski alpinisme à Gavarnie dans les Pyrénées : un week-end « fabuleux » sous le signe du froid et du grand beau temps

Ce qui aura marqué cette étape de la Coupe du Monde de ski alpinisme à Gavarnie, c’est le froid intense allant jusqu’à -15° durant la course. C’est aussi une neige dure mais globalement jugée bonne par l’ensemble des compétiteurs. Et un temps splendide durant toutes les épreuves.

Le tracé de la course « classic » a été apprécié par la diversité des montées, descentes, passages de cols et de sommets mais aussi d’arrêtes, remontées de petits couloirs à pied ou à ski. Bref ! Quelque chose qui ressemble à une vraie course en montagne et qu’il sera sans doute difficile de reproduire pour une épreuve des jeux olympiques si la discipline est retenue.

Pour le Président de la fédération internationale (ISMF), Lluis Lopez-Leiro, c’est tout simplement « fabuleux ». « Une organisation de 20 ans comme le Derby 3000 permet de faire face  à un travail important quant à l’organisation pour gérer les différentes catégories et les différents itinéraires ». Mais Lluis Lopez-Leiro n’est pas un président de salon. Il est allé sur place pour apprécier. « L’itinéraire est fabuleux. Très complet. Des passages de col, d’arrêtes, à ski et à pied. Et la difficulté de créer un itinéraire dans un Parc National. Les organisateurs ont fait un excellent travail très intéressant ». Et le président Lluis Lopez-Leiro a un regard sur l’organisation qui va plus loin que l’épreuve sportive : « Les possibilités d’accueil du village sont importantes » Pour l’organisation d’une telle épreuve, l’accueil est essentiel pour le bonne ambiance et le bon déroulement général d’une compétition de ce niveau.

Et pour l’avenir ?
La volonté de l’ISMF est d’avoir des épreuves de la coupe du monde sur tous les continents. Pour cela, il faut développer la discipline dans tous les pays. Et la fédération internationale s’y emploie. Actuellement, André Dugit, directeur technique, est en Turquie pour contribuer à ce développement dans ce pays.
Bien sûr, tout le monde et plus spécialement les dirigeants de la fédération internationale de ski alpinisme ont les yeux fixés vers les jeux olympiques. Sur ce sujet, le président Lluis Lopez-Leiro reste prudent et réaliste. « L’ISMF améliore la qualité des compétitions comme la Coupe du Monde sur le plan de l’organisation, la dynamique et la technique. Pour ne pas avoir d’espoir déçu, je ne donnerai pas de date pour les jeux olympiques. Mais des contacts intéressant existent avec le CIO et nous mettons au point des modules comme le sprint. Il faut associer les exigences et les valeurs olympiques avec les nôtres. Le directeur technique du CIO devrait venir sur les championnats du monde du 18 au 25 février à Claut en Italie. Des épreuves comme la « Vertical Race » devraient intéresser. Mais aussi le relais et le sprint. Une course en montagne, non. »
Un non, du moins actuellement car quelque instant plus tard Lluis Lopez-Leiro nous précise : « André Dugit est entrain d’élaborer un modèle compatible avec les contraintes du CIO ». Voilà une information intéressante qui collerait plus à l’éthique du ski alpinisme et éviterait un trop grand choc culturel entre la pratique de loisir et la pratique de compétition.

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