Critique film : The Schengen Files

Vous vous en rappelez sûrement, l’américain Paul Robinson, un des principaux top gun du bloc mondial, est venu passer l’automne et l’hiver en Europe. Plus de 6 mois passés en Suisse et à Fontainebleau dans un unique but : répéter une grande partie des blocs durs et majeurs standards de la haute difficulté du monde du crash pad de l’Ancien Continent. On l’avait vu à l’œuvre déjà dans le film d’Haroun Souirji « Better than chocolate », en revoilà une couche avec  « The Schengen files » sorti cet été pour un court métrage de 20 minutes présentant ses réalisations les plus marquantes du trip.

Dans une interview accordée ce printemps, Paul nous avouait être tombé sous le charme de Fontainebleau. Ce n’était pas une annonce marketing visant à séduire les frenchies puisque la majeure partie du film traite des ascensions majeures qu’il a pu réaliser dans notre belle forêt. Un mélange de classiques (le plat de « Karma », les rasoirs de « Duel », la compression de « la tajine ») avec des blocs plus récents (les arquées de « Sideway days », les contre-pointes de « L’apparemment bas » ou encore « l’extension de « Elephunk »).

Les blocs extrêmes de la forêt défilent sous nos yeux. Comme d’habitude, Paul fait preuve d’une fluidité et facilité gestuelle déconcertante dans la plupart des passages, mais il nous gratifie de plans où on le voit chuter et travailler les séquences des problèmes, lui donnant un côté un peu plus humain, et permettant de le suivre dans l’affinement des mouvements jusqu’à la réussite. « Kheops assis » passe tout de même pour un bloc de chauffe !

Il y aura quand même quelques os sur son chemin avec des chantiers qui lui auront demandé pas mal d’investissement. On voit enfin Paul grimacer sur les séquences concernant les premières répétitions de la trav-bloc  « Trip hop » de Sébastien Frigault, de l’aérien « La force du destin » de Kevin Lopata ou le panneau « Angama » de Daï Koyamada. Pour la petite histoire, il faut préciser que dans ce dernier Paul s’est trompé dans la sortie, sortant dans l’aléatoire « Fata Morgana » alors que le japonais avait terminé dans « Fata I Helvète ». Un détail pour une difficulté qui doit être similaire.

La production se termine avec un des blocs dont Paul avait fait un objectif au début de son séjour : la deuxième ascension du toît de « Story of 2 worlds » à Cresciano (Suisse), 6 ans après Dave Graham. Après avoir échoué à l’automne, il revient à la fin de son séjour au printemps et conclut l’affaire. Un projet qui lui tenait vraiment à cœur.

« Schengen files » est une belle auto-production filmée par la compagne de Paul, Alex Kahn, dotée d’une bande son électro particulièrement plaisante.  Vivement le prochain trip européen du couple !

Vous pouvez commandez l’opus sur HDClimbing videos pour la somme de 7 euros.

Le trailer est visionnable ici

Laisser un commentaire

cinq × 1 =