Critique : Kalymnian Dreams

Sorti fin 2009, Kalymnian Dreams est un film d’escalade sur l’île paradisiaque de Kalymnos produit par Blomu Productions, alias Thomas Anquetil, un chamoniard âgé de 16 ans tout mouillé. Première production de Thomas, ce film met en évidence la scène de grimpe locale et l’ambiance magique qu’il règne ici.



Les couleurs sont somptueuses, les murs sculptés et les images invitent au voyage. Mais il n’est pas question de suivre le topo et de proposer une sélection détaillée des musts et incontournables de Kalymnos. L’objectif est de présenter la dynamique de grimpe, à travers des portraits du champion grec Lucas Tourtouregas, d’un équipeur, Simon Montomory, que l’on suit dans le développement d’un nouveau secteur, ou enfin de grimpeurs anonymes tombés complètement amoureux du site. Les secteurs classiques de Kalymnos ne sont pas vraiment mis en avant, au profit de murs moins connus mais néanmoins somptueux comme Odyssey ou Zeus par exemple.



Cependant, ce DVD est caractérisé par un penchant élitiste. A part quelques courtes séquences dans des voies de niveau raisonnable au début du film, les voies dures sont à l’honneur, avec entre autres « Inshallah », 8c+ court et pêchu, la seconde ascension en live de « Los Kukos », 8c, le très esthétique « Trous dans l’air » 8c ou encore le jeune et talentueux grimpeur allemand Alexander Megos qui prend un but dans la dernière horreur extrême de l’île, « To have and not to be » (50 m, non-réalisé).



On se rend compte qu’il existe ici une petite dynamique locale afin de prospecter et de proposer de nouveaux challenges dans les parois inexploitées de l’île. Et c’est bien cela l’essence du film : mettre en avant le fait que la grimpe à Kalymnos a encore de beaux jours devant elle.




En bref, ce DVD est tout de même très plaisant à regarder. Il y persiste bien sûr quelques imperfections comme par exemple une séquence sur une séance de pan au milieu du film qui n’est pas forcément des plus intéressantes, ou encore certains plans trop rapprochés sur les grimpeurs oubliant un peu des vues d’ensemble des secteurs. Mais il ne faut pas oublier que le réalisateur n’a que 16 ans, et qu’il effectue avec ce premier essai des débuts assez prometteurs. Longue vie à Blomu Productions.



 

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