DANGER !Sabotage de la Via ferrata de Liaucous

Nos amis de la Tribune Libre de Bleau et Cie nous signalent, avec de nombreuses photos, des actes de vandalisme sur la via ferrata de Liaucous en Aveyron entrainant sa fermeture pour des raisons évidentes de sécurité.

Il s’agit d’actes volontaires de destruction avec sciage de câbles et encrages. Comme en témoigne les photos. Selon la TLB : « La Via Ferrata est située sur la Commune de Mostuéjouls, au hameau de Liaucous, non loin de Millau, à l’entrée des Gorges du Tarn dans le Parc National des Cévennes. Elle a été créée début 2008. Depuis quelques années, on peut y observer deux nombreux vautours. Est-ce leur présence qui a engendré les différentes vagues de sabotage ? En tous cas, cette fois, les ZADistes n’y sont pas allés de mains mortes sciant à la disqueuse de nombreux câbles et ancrages ! Plusieurs milliers d’euros de travaux seront nécessaires pour la sécurisation avant une réouverture au public ! »

Photos @TLB

Le vandalisme en montagne et escalade….

Ce genre de comportement de la part de quelques idéologues extrémistes n’est pas nouveau, qu’il s’agisse de prétendus amoureux de la nature et de la faune exclusivement sauvage ou autres.

Souvenons-nous des actes de vandalisme à la grotte de Mont Dauphin dans les Hautes-Alpes en 2011 dont on apprendra plus tard qu’il s’agissait de l’application d’un arrêté municipal d’interdiction d’escalade au motif que les touristes (pas les grimpeurs) perturbaient la circulation en regardant les grimpeurs. Il aurait sans doute été plus simple d’informer…..

Il y a aussi ce cas, largement commenté à l’époque où, en août 1998, un spéléologue fait une chute de 60 mètres dans le massif de la Croix-des-Têtes en Savoie après qu’un grimpeur ait coupé la corde.

En Savoie, le Parc national de la Vanoise n’échappe pas au vandalisme comme ce fut le cas l’an dernier. En Corse sur le GR 20 pour une histoire de buvette Les vols de matériels deviennent également courant comme au mois de mai dernier à Arette dans les Pyrénées-Atlantiques où le Comité départemental de la Fédération de la Montagne et de l’Escalade (FFME) a constaté le vol de matériel d’escalade sur la falaise. Salon la République des Pyrénées : « Des cordes ont été volées et d’autres sectionnées. Le site où a eu lieu le vol fait partie des sites que la FFME équipe pour le développement de l’escalade sur l’ensemble du département ».

Et les agressions verbales et physiques…

Et ne parlons pas des agressions de bergers sur les estives et alpages par des bandes de pseudos défenseurs de la nature comme ce fut le cas en 2013 dans les Alpes-Maritimes.

Il est bien sûr difficile de mettre un gardien partout. Mais il apparait de plus en plus évident que les pratiquants de la montagne et de l’escalade devront être de plus en plus vigilants contre les risques de ces diverses exactions aux motivations très diverses.

Louis Dollo