En mémoire de Chloé Graftiaux

Décédée en montagne le 21 août dernier, la grimpeuse belge Chloé Graftiaux était parmi les plus douées de sa génération. A l’âge de 23 ans, Chloé se démarquait beaucoup des autres grimpeuses par sa polyvalence et sa joie de vivre… Hommage et rétrospective d’une personnalité à part.

Chloé était généralement connue pour ses performances qui l’ont conduit à monter sur les podiums des coupes du Monde de bloc ou de glace. Mais ‘Clochette’ avait de grandes qualités dans pas mal d’autres activités. En effet, elle possédait cette fameuse particularité d’enchaîner les expériences et de jongler entre les projets : virée dans les Alpes pour des courses en montagne, voyages aux Antipodes, dry-tooling, ski, glace, …jamais en place. Un vrai zébulon ! Elle avait obtenu son Be d’escalade, son ouvreur national en escalade, était pisteur-secouriste et projetait de passer le guide. Chloé rêvait de travailler dans le secours en montagne, d’intégrer le PGHM ou GMHM. Toujours par monts et par vaux, la Belge était considérée comme une véritable grimpeuse de haut niveau moderne : une des rares à réussir avec brio dans ses entreprises et à se faire plaisir dans pas mal d’activités de  montagne et d’escalade, insaisissable globe-trotter, le tout, à l’heure de la spécialisation dans le haut-niveau !

1) Ses débuts :

Chloé commence l’escalade vers l’âge de 11 ans. Elle arrête l’athlétisme, un sport qu’elle jugeait trop stressant et se lance dans la grimpe. C’est grâce a sa sœur Alix, déjà prati-quante qu’elle découvre cette activité, et comme vous savez la suite elle a tout de suite adoré ! Alors c’est tout logique qu’elle devienne championne du Monde en minime quelque temps plus tard, à Canteleu en 2002 !

« C’était l’époque où Chloé se faisait la main en compétition en participant très régulièrement avec Alix aux coupes d’Europe espoirs. Elles étaient comme des sœurs jumelles, inséparables dans l’action. Le premier Mont-Blanc de Chloé fut « guidé » par Alix avec leur ami de tou-jours, Cédric Lachat. » (Anne-Françoise Graftiaux, maman de Chloé)
 
 « Dans son pays, elle gagnait tout ou presque. Championne de Belgique dans toutes les catégories d’âge, ses exploits la font petit à petit connaître du grand public qui jusqu’alors assimilait escalade à son aînée Muriel Sarkany. » (Hubert Canart, Belclimb)

« Je me rappelle, quand j’allais grimper dans les nombreuses salle belges, on montrait Chloé comme la relève assurée de la Belgique. C’était leur nouvelle championne. Et puis l’avantage, quand vous vous présentiez en la présence de Clochette dans une de ses salles belges, c’était d’avoir une entrée libre, et ça nous faisait bien rire de jouer les stars. » (Ophélie Desgardins)

En 2006, Chloé se lance dans le bloc avec pas mal de réussite : elle truste les places dans le haut du pavé sur les compétitions internationales auxquelles elle participe. Elle avait commencé les études de kiné mais « dépérissait » en étudiant malgré la réussite de ses examens. Le rêve de son enfance trottait dans sa tête : devenir secouriste en haute montagne. Rien de tel que de déménager en France pour participer aux compétitions tout en se rapprochant de son projet définitif.

2) L’installation en France :

C’est donc naturellement qu’elle débarque à Grenoble, puis ensuite sur Chambéry ou elle achète son tout premier logement. D’ailleurs l’an dernier, Chloé effectuera même une demande de double nationalité pour rendre son rêve réalisable. Après de longs mois de patience, la famille Graftiaux a récemment appris que la requête a abouti peu de temps après son tragique accident…

Nous l’avions « hameçonnée » pour faire partie de notre équipe. Voilà un moment que Cédric Larcher (Kairn) et Charles Loury (Planetgrimpe) suivent de près les activités de Chloé, et cette dernière semble correspondre parfaitement à l’esprit que nous recherchons pour le team : jeune, dynamique, polyvalente, passionnée, accessible et rayonnante, toujours de bonne humeur,… croquant la vie à pleines dents !

 « Je me débrouille alors pour récupérer son mail, lui écrit quelques mots en lui expliquant les grandes lignes du team, et Chloé sera tout de suite la première ‘étrangère’ à nous rejoindre ! Nous étions alors très fiers d’accueillir Chloé au sein du team PG, grimpeuse très polyvalente, souriante et déterminée, quel bonheur ! Elle nous aura fait un beau cadeau en acceptant de  rejoindre nos rangs et de nous représenter. Par la suite, c’est également grâce à sa notoriété que d’autres grimpeurs internationaux joueront le jeu d’intégrer l’équipe. Un grand merci à Clochette pour nous avoir fait confiance. » (Charles Loury, Planetgrimpe)

‘J’ai rencontré Chloé à la suite d’un message sur le net « Cherche des gens pour grimper en salle sur Grenoble pour préparer le probatoire du BE d’escalade». Ça tombait bien moi aussi, le rendez vous fut pris et la séance faite. Elle m’a tout de suite impressionné et marqué, si mignonne avec  ses doutes malgré son 7c à vue et une liste de courses exemplaire… Elle se régala aux UF: Apprendre à transmettre sa passion, le rêve! Elle marqua les esprits par  son sourire, sa facilité, sa simplicité. « L’âme de notre UF2 » disaient les copains. Et pour finir une excellente note de pédagogie à l’examen final. La suite fut pour moi un rêve, j’avais trouvé la compagne de cordée idéale. Nous attaquâmes ensemble  la liste de courses pour devenir Aspirant guide. Dur pour le moral de voir une si jolie fille toujours devant avec le sourire alors que je n’en pouvais plus. Infatigable, en parallèle, elle cartonnait tout et commençait à se faire un nom en compétition internationale de bloc.

 Notre travail au bureau des guides de Savoie Maurienne a accentué notre complicité. Humble vis à vis de nous et de ses clients, elle ne dévoilait jamais ses résultats en compétitions. Elle venait souvent grimper avec nous le soir, nous apportant grâce à sa motivation et sa bonne humeur la force qui nous manquait après une journée de Canyon. En sortant de ceux ci, les clients lui demandaient souvent quel sport elle pratiquait pour être aussi musclée. Elle répondait avec son drôle d’accent belge : « Escalat !». C’était émerveillement et fierté quand notre président apprenait aux jeunes de banlieues défavorisées que leur monitrice était 1ere au classement général de la coupe du monde.’ (François Xuereb)

Après une belle 4ème place à Bercy en bloc, Chloé enchaîne les bons plans, notamment la Thaïlande, le Yosemite en compagnie du grimpeur suisse Cédric Lachat (2009). C’est à partir de cette période là  qu’elle a vraiment commencé à voyager, et ce pas uniquement pour des compétitions.
Ce qui était aussi amusant quand vous alliez chez elle, c’est qu’elle avait une carte du monde accroché à  un des murs, avec des punaises sur les lieux ou elle était allée, comme Kalymnos, l’Inde, le Canada, Majorque, la Norvège, les Etats Unis, la Thaïlande…

 « Chloé était une de mes meilleurs amies, toujours avec moi aux compétitions du matin au soir et toujours là pour faire des bêtises avec moi. Un soir, elle m’appelle et me lance un : « Prends ton billet pour les US et on va au Yos… » 5 minutes après on avait tous les deux notre billet ! Voilà comment je connaissais Chloé… Une fille toujours pleine de surprises qui vivait un peu au jour le jour comme moi et qui n’hésitait pas à partir à l’autre bout du monde sur un coup de tête.  Voilà ce qui nous rapprochait tant. Le voyage au Yosemite avec elle reste un moment que je n’oublierai jamais. Un mois avec Chloé, je peux dire que j’ai souffert de fatigue, elle grimpe toujours sans s’arrêter, jamais fatiguée, ne se plaint jamais, toujours à fond. Un soir, on se fait virer du camping et elle m’emmène en pleine forêt dormir. Je n’étais pas rassuré parce qu’il y avait plein d’ours près du village, ce qui n’était pas le cas de Chloé, loin d’être effrayée par « une touffe de poil »… C’était dément ce trip avec elle, basé uniquement sur le rire et la motivation. Voilà pour moi pourquoi Chloé était si forte partout : elle prenait tellement du plaisir dans tout ce qu’elle faisait avec une force en elle énorme… je pourrai parler des heures d’elle mais une chose est sûre, c’est que elle je pourrai jamais l’oublier. Premier crampon, premier big wall, et plein de choses qu’elle m’a fait découvrir. » (Cédric Lachat)

« Quand Chloé me proposait de partir, c’était souvent sur un coup de tête, comme quand nous sommes partis à Majorque avec Emeline Thomas. Je l’avais eu au téléphone, elle m’a demandait si j’étais partante pour aller faire un trip, au début c’était la Thaïlande mais avec notre faible budget, on a décidé finalement Majorque, et j’ai tout de suite accepté. Elle me disait ‘Je me charge de tout’. Arrivée là-bas, je peux dire que j’ai eu beaucoup de mal avec le deep water, contrairement à  Chloé qui essayait tout ce qui était essayable ! Elle avait peur de rien, et elle était inépuisable. Tout comme le soir, où on dormait dans une des forêts proches de la plage, 3 filles et 1mec plantés là dans la nuit. Perso je n’étais jamais très rassurée, elle, parfaitement inébranlable…
Les séjours à  Fontainebleau, en Belgique, sur les compétitions françaises qu’on a pu faire, étaient aussi mémorables, car il se passait toujours quelque chose. Comme au TAB de cette année, ou elle avait oublié son sac (avec bien sûr ces chaussons) sur la compète et elle s’en est aperçu seulement le lendemain juste avant d’aller grimper, heureusement  les organisateurs les avaient gardés. Elle n’était même pas affolée, et moi je n’arrêtais pas de lui de dire « Allez faut qu’on y aille, faut allez voir la bas ‘. Elle me regardait m’agiter, elle rigolait  et elle se mettait son célèbre produit sur ses bouts doigts, si je ne me trompe pas le benjoin. J’ai plein de petits moments comme celui là qui me trottent dans la tête, je n’oublierai jamais ! »
(Ophélie Desgardins)

‘L’été dernier avec le Groupe Excellence Alpinisme National, nous avons fait un magnifique stage d’alpinisme dans le massif du Mont Blanc.
La première semaine, Chloé part avec Stéphane Benoist au Trident pour grimper les « Intouchables ».
Au pied de la longueur clé (7b+), elle part plein pot en dulfer et au bout de 10 mètres, jette l’éponge et prend un point d’aide. Puis elle sort à l’arrache.
Stéphane lui dit : – Tu sais, tu pourrais essayer de faire des verrous de poing !
Chloé – Comment ?
Stéphane – Je vais te montrer.
Chloé redescend au relais après avoir retiré tous les friends sur la demande de Stéphane
Stéphane part dans la longueur et enchaîne a vue en plaçant ses protections.
Après avoir retenu la belle leçon de Stéphane, Chloé repart et enchaîne sans problème.
Chloé – Fallait me le dire plus tôt…
La semaine suivante, je pars en compagnie de Chloé et d’Alice au Pilier central du Freney.
Ni la montée au bivouac Eccles, ni les rappels pourris depuis le col de l’Innominata, ni le passage expo de la rimaye n’ont eu l’air de la déstabiliser. L’escalade du pilier, n’en parlons pas mais c’est surtout lorsque nous avons passé la nuit sous l’arête du Brouillard après avoir pris un méga orage en soirée qu’elle m’a le plus impressionné. Lorsque je regarde la photo que j’ai prise cette nuit là, je me dis que quelles que soient les conditions, elle se sentait tout simplement bien en montagne.’
(Christophe Moulin)

3) 2010, l’avènement d’une grande championne :

Début 2010, Clochette monte encore en puissance. 4ème de la coupe du Monde de glace pendant l’hiver, après avoir gagné à Val Daone, elle semble davantage déterminée et plus forte mentalement. Confirmation au printemps où elle termine avec une belle 3ème place au classement final de la coupe du Monde de bloc après avoir remporté Vail et Sheffield au mois de juin ! Une bien belle saison ! 

« Quand je lui demandais comment elle faisait pour réussir cette année, elle n’arrivait pas à  l’expliquer, elle grimpait par plaisir avec des grimpeurs de tout niveau, et pas forcément des grimpeurs de haut niveau, et je pense que c’est ce caractère là qu’on aimait tant. Elle était ouverte d’esprit avec tous les gens qu’elle croisait, et j’aimais lui rappeler. Quand certains te regardaient de haut, elle, c’était tout le contraire.» (Ophélie Desgardins)

« L’année 2010 fut l’année de tous les exploits. Indestructible elle était capable de gagner une coupe de monde de glace en Suisse le week-end, skier toute la journée du lundi à Serre Chevalier et tomber au dernier  mouvement d’un 8b flash le soir… Malgré le temps passé en montagne, elle finit 3ème au classement général de la coupe du monde de bloc avec 2 victoires ! » (François Xuereb)

« Chloé n’avait pas de gourou ou d’entraineur particulier, même si elle avait essayé par le passé d’être suivie… Elle me disait qu’au final, s’écouter et faire en fonction de ses envies était la clé de la réussite et motivation pour elle. Comme elle se connaissait mieux que quiconque, et que ça marchait plutôt bien dans sa gestion des saisons entre la glace et le bloc, pourquoi changer ? » (Ophélie Desgardins

En trois compétitions de dry tooling, son niveau ne faisait qu’augmenter et il s’en est fallu de peu pour qu’elle remporte la coupe du monde d’escalade sur glace 2010. 

« J’ai rencontré Chloé sur un site de dry, on préparait toute les deux la saison et on a décidé de s’entraîner ensemble. Une vraie complicité s’est formée et c’était super de grimper avec elle, avec ou sans piolets. C’est une de ces rencontres que l’on ne peut pas oublier : un petit bout de femme bourrée d’énergie, jamais fatiguée, toujours de bonne humeur.
Et puis, les compètes de dry… Tu étais tellement forte, à chaque étape, tu apprenais quelques choses de nouveau. L’année 2010 a été super pour nous. Je n’oublierai jamais ta victoire à Daone, nos fous rires en isolement ou dans les chambres d’hôtel. Les massages qu’on pouvait se faire pour dédauber entre deux voies.
Je suis dans le circuit de glace depuis pas mal d’année maintenant mais mes plus beaux souvenirs sur 10 ans sont ces deux dernières années, avec toi. Merci d’avoir été sur mon chemin. Chloé, je pense à toi souvent. Je ne pouvais pas imaginer qu’un si petit bout de femme laisserait un si grand vide dans mon cœur. »
(Stéphanie Maureau)

Peu de temps avant que Chloé s’impose sur l’étape de coupe du monde de Sheffield, elle est partie en montagne pendant 2 jours, et le jour où elle devait aller prendre un train pour monter jusqu’à un refuge , celui ci était fermé. Qu’à cela ne tienne, elle est partie à pied, preuve de sa motivation et de sa force à ne jamais renoncer dans les entreprises qu’elle prévoyait…A coup sûr, sa volonté de fer était une des causes de ses nombreuses réussites !

« Pour cette histoire, j’étais avec elle. On est allé faire la Contamine au Moine sans le petit train du Montenvers. Forcément ça rallonge…Mais la mer de glace un 24 juin sans âme qui vive c’est dément ! Ca doit faire dans les 1800m de dénivelé le 1er jour et 700m le deuxième dont 500 m de rocher et 2400 m de descente. C’est vrai que l’on s’est régalé et elle était toute contente de s’aérer les méninges avant sa coupe du monde. »
(François Xuereb, qui l’a accompagné dans cette aventure)

Pour couronner le tout, Chloé s’est aussi imposée cette année sur des évènements internationaux d’ampleur : au Melloblocco en avril, et au célèbre open Tout A Blocs fin juillet. Et puis la montagne l’a rattrapé : courant août, Clochette réalise la première féminine de la voie de Christophe Moulin « Mitchka » en face Sud de La Meije en compagnie d’Estelle Dall’Agnoll, une belle croix !

« J’ai rencontré Chloé au début de l’été 2010, et tout de suite j’ai senti qu’entre nous ça collait. On avait les mêmes rêves, les mêmes désirs de sommets et de liberté. « Mitchka », on en avait parlé, ça faisait partie des projets. Grâce à elle, on a saisi le bon créneau entre deux passages de mauvais temps. « Mitchka », ça a été un grand rêve réalisé, et la rencontre d’une belle cordée hélas trop vite avortée…Le partage d’une passion, le partage surtout de la joie et des rires, pourtant dans un domaine aussi austère que la haute montagne… Je n’avais jamais vécu une si belle expérience en montagne entre filles ! Ce vendredi 13 dans cette face sud, jamais je ne l’oublierai. Comme jamais je ne pourrai désormais aller en montagne sans une pensée pour Clochette. » (Estelle Dall’Agnol)

Chloé devait partir ce mois de septembre avec le Groupe Excellence FFCAM pour l’ascension du Baghirati en Inde. Elle avait une très grande envie de grimper de faire du bigwall, et d’aller découvrir d’autres pays quelle ne connaissait pas.
Mais il y a eu cette satanée aiguille de Peuterey…

« Maintenant qu’elle est partie, j’ai vraiment beaucoup de mal à me dire que je ne la verrai plus, il ya énormément de mots qui peuvent la résumer, le plus fort et qui m’aide à  relativiser sa disparition,  c’est « passionnée ». Car elle a vécu sa passion jusqu’au bout, avec des amis quelle adorait.
Même si elle était très jeune, elle avait déjà vécu des choses magnifiques que ce soit en compétition ou sur ces nombreux voyages, ou tout simplement avec ses proches. Le plus dur  aujourd’hui, c’est de se dire que je ne peux plus l’appeler au téléphone pour pouvoir la rejoindre. Elle restera toujours dans ma mémoire. »
(Ophélie Desgardins)

« Nous allons tous regretter cette monitrice d’escalade hors norme dont je ne peux pas  vous raconter toute la vie tellement elle la menait à fond. Elle a disparu, en vivant sa passion, un 21 août 2010 en descendant la Noire de Peuterey. La montagne a subitement repris la vie merveilleuse qu’elle donnait à Chloé. Au revoir la fée Clochette,  à 23 ans tu laisses une belle empreinte dans le monde de l’escalade grâce à tes grandes qualités physiques, mentales et ton sourire charmeur… Merci d’avoir embelli nos vies de grimpeurs. » (François Xuereb).

Chloé, les montagnards et grimpeurs te disent au revoir. 3 mois déjà que tu nous manques énormément. Tu resteras à jamais gravée dans nos mémoires.  En ton absence, et quelles que soient les circonstances, on se souviendra de ta devise qui guidait ton existence : « Vis ta vie à fond pour n’en regretter aucun jour ».


‘La montagne n’est pas juste ou injuste,
Elle est belle et dure,
Telle est la vie,
Comme la montagne, elle est à vivre intensément.’
 

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