Ils dament les pistes avec des machines virtuoses


Des points lumineux au sommet de la montagne. Des phares tempête? De la pyrotechnie en altitude? Non, des dameuses au travail. Jusqu’à cinq, en train de redescendre de front de la Plaine Morte, sur le domaine de Crans-Montana. Une rampe de théâtre dévalant les pentes: le spectacle est beau à voir et se répète chaque nuit, un peu partout dans les stations alpines.
Ces engins montés sur chenilles, que l’on retrouve le matin se reposant au pied des pistes, ont des horaires d’insomniaques. Prise de service à 17 h, après le départ des derniers skieurs. Casse-croûte autour de minuit sans quitter son poste de pilotage. Retour chez soi à 2 ou 3 h. Quand le mauvais temps se mêle à la partie nocturne, l’aube se vit moteur en marche.
Pour ces techniciens de surface enneigée, l’hiver se décline au rythme des gardes et des heures supplémentaires, dictées par la météo, alliée objective lorsque le froid s’installe durablement, adversaire déclarée quand les précipitations font remonter la couche de fond d’un bon mètre. «Mais le pire, c’est le brouillard, lance Julien Bitz, employé depuis huit ans par Télé Mont-Noble. Blanc sur blanc: on navigue aux instruments dans une nuit très blanche.»


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