Le dernier ours des Pyrénées est-il vraiment mort ?


 

Selon un communiqué du FAPAS (Fondo para la protección de los animales salvajes) repris par l’AFP, l’ours « Camille » (qui est un mâle) également appelé « Aspe-Ouest » serait considéré comme mort. Le communiqué indique : «Malade et d’un âge avancé, il est formellement donné pour mort, après n’avoir pu être localisé pendant de nombreux mois par les membres des équipes de surveillances de l’ours dans les Pyrénées». Selon l’association écologiste espagnole, Ecologistas en accion, la dernière photo prise de l’ours date du 5 février dernier et depuis, aucun trace n’aurait été trouvée. Il n’y aurait pas eu d’attaques de brebis cette année.

Toutes ces informations sont à prendre au conditionnel. Il apparaît surprenant que ce soit des associations écologistes espagnoles qui fassent une telle annonce et non les autorités françaises ou espagnoles.

Par ailleurs, souvenons-nous que le Président du FAPAS, Roberto Hartasanchez, avait déjà fait des déclarations contradictoires avec les objectifs des associations écologistes françaises Il avait notamment critiqué le plan d’introduction d’ours slovènes dans les Pyrénées françaises et estimés que cette opération était un échec. Il avait également critiqué le fait que la France demande une ourse (femelle), originaire des Monts Cantabrique, pour renforcer la population d’ours mâles pyrénéens réduits à un état reliquaire.

Nous devons également nous souvenir que Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’écologie avait annoncé le 26 juillet dernier à Toulouse devant les élus pyrénéens, le remplacement de Franska en introduisant une ours en Béarn pour assurer le liens avec les mâles restant permettant une éventuelle reproduction.

La mort du dernier ours remet en question cette idée. Il pourrait ne rester en Béarn qu’un seul ours descendant de slovène : Néré. De ce fait, l’introduction d’une femelle Cantabrique devient superflue et sans grand intérêt pour la sauvegarde de l’ours des Pyrénées puisqu’il ne reste plus que des ours de souche slovène. Cette situation est une confirmation des conclusions du rapport LIFE de 2000 qui dit clairement que la tentative de sauvegarde de l’ours dans les Pyrénées est un fiasco.


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