Le tout de mon cru

Il fallait que je vous présente un jour mon copain Matthieu! Pas qu’il soit champion, du monde de varappe ou d’alpinisme mais parce que je me marre bien avec lui. En plus il accepte de me suivre dans tous les plans foireux ou heureux!

Et Matthieu c’est le roi de la contrepèterie… à tel point que, à chaque fois qu’il me dit un truc je passe vingt secondes à retourner le sens de sa phrase pour trouver la solution. Et je vois son sourire s’illuminer pendant que je me triture le cerveau.

Vous en connaissez sans doutes quelques-unes mais la plupart lui appartiennent. Il lui est même arrivé de publier dans le ‘canard enchainé’!

Et la règle tacite veut qu’on ne délivre pas la solution. Par contre je vous donne le nombre : pas moins de 46 contrepèteries dans un texte qui se veut cohérent et s’enchaine avec beaucoup de tact.

(Thème: escalade)

Ça manque de bus pour les falaises. C’est rond, ces dalles, le roc est plein de confort alors je cherche un lieu sur lequel me vacher. J’y ferais bien de l’escalope avec une salade.

J’ai mouliné ma partenaire à la bourre sur les proues qui tuent. Le crux : 6c. Tout en me mouillant les cordes, elle me demande : peut-on coter dans le 2 ?

(Thème: sortie ski de rando avec un guide)

Voici des godasses à mon chou. Pour de bonnes fixations, regarde du ‘L’. Derrière les piles de boîtes, il y a des fix à sécher.

Voici le guide, qui m’a l’air ramollo. Je suis emballé par l’écusson. Alors, pour toucher au but, je dévoile mes courses. Évite les cartes, me dit-il en me présentant le but de la journée: une jolie combe.

Nous voilà partis. Avec son DVA, il n’a pas perçu l’émission. Est-ce à cause des parasites qui brouillent l’écoute ? Mais il me met une pile bienvenue. Il est temps de déphoquer car on aperçoit un bout de crête. C’est l’éperon qui tue. Oh, un nid entre les névés ! La marmotte a grossi. J’attends d’être à la piste pour vous farter. ‘Ne fartez pas dans la pente, surtout dans les pentes effilées. Et puis, ne descendez pas, ballot !’. On voit des pics qui attendent un nom devant des monticules détestables. Mais les crevasses ne sont pas bombées. Après avoir senti l’effet de la collation, il scrute le gars: il déteste le ridicule mais hésite à prendre ces traces de fou. Moi, je fuis dans la sente avec cette skieuse pleine de glisse qui sait prendre le vent en dévalant la berge, la berge du ravin. Mais mieux vaut éviter les chutes à pied car les luxations mènent à la fêlure et il n’est jamais agréable d’amputer une jambe.

Pendant ce temps, des skieurs passent massivement leur temps en glissant sur les pentes.

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