L’orage en montagne, terreur des alpinistes

J’ai longtemps cru que les alpinistes n’avaient aucune faille… que rien ne pouvait atteindre leur incomparable stature. Et puis à force de passer ma vie dans leurs récits, j’ai fini par trouver leur talon d’Achille: ces fiottes ont peur de la foudre ! En même temps, il parait qu’un orage en haute montagne ça laisse des souvenirs ! Surtout à ceux qui ont survécu…

Le foudroyé le plus célèbre de la littérature alpine, tout le monde le connait et pourtant il n’a jamais existé. C’est Jean Servettaz, héros malheureux du roman de Frison-Roche, qui, sous les yeux médusés de Georges à la Clarisse et de leur client, s’effondra dans un fracas épouvantable au beau milieu du Dru… Son expérience lui avait pourtant dicté la bonne conduite mais c’était trop tard, la foudre était là: « Bientôt le Dru serait à l’épicentre du combat. Les feux follets crépitaient sans discontinuer sur la robe de la Vierge: on eût dit qu’un poste invisible émettait des messages avec l’espace; d’étranges bruits emplirent l’air; cela arrivait comme un bourdonnement aux oreilles des grimpeurs et en même temps il leur semblait qu’une invisible main tirait, tirait leur chevelure. Entends-tu, Georges ? Les abeilles… entends-tu, les abeilles bourdonnent ! Vite ! partons ! la foudre est sur nous. »(1).

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