Montagne et ailleurs : Les éleveurs dans le piège à loup

Le retour du loup sonne la fin de l’élevage à l’herbe, même si les syndicats de la profession refusent cette éventualité. Le gouvernement et la plupart des politiques, à l’exception notable de quelques uns, ignorent le désastre annoncé. Dans ce théâtre d’ombres, les derniers évènements jettent une lumière crue sur les mensonges et les faux-semblants.

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Occulter la réalité

Tout se passe comme s’il fallait apaiser les conflits en multipliant les réunions. Sur le fond, rien n’est réglé. Avec beaucoup d’amertume, Yves Derbez, président d’Éleveurs et Montagnes, évoquait à la sortie de la réunion la gestion catastrophique du loup en France dont le nombre de spécimens augmente « de manière exponentielle (…) Pendant ce temps, la profession continue à s’enfoncer de manière catastrophique et pour bon nombre d’éleveurs, notamment dans les Alpes-Maritimes, la situation est irréversible ». Pour régler les problèmes, « il faudrait déjà ne pas occulter la réalité »

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Inutilité des protections

On comprend qu’aucun des points soulevés le 7 mai n’ait trouvé de solution. Ainsi, les aides versées aux éleveurs pour favoriser la cohabitation avec le loup sont attribuées selon les normes imposées par les écologistes : présence du berger, de chiens de protection (patous), de parcs et de clôtures de protection. Les éleveurs savaient qu’elles ne serviraient à rien, mais ils n’ont pas été écoutés .
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Le courage politique ne se déclenchera pas sans une forte mobilisation des éleveurs et de la population. Car toute cette construction juridique et politique autour des grands prédateurs est artificielle. Elle repose sur des fantasmes, sur le déni de la nature et de l’homme. Le loup est un prédateur qui ne s’éduque pas. Et malgré les élucubrations de quelques conservationnistes, les éleveurs ne jouissent pas d’une mauvaise image dans l’opinion. Les paysages de France ne sont pas les grands espaces de l’Amérique. Leur maintien nous concerne tous. La pression des éleveurs s’exercera autrement que dans les couloirs de la Commission européenne ou les anti-chambres des ministères.

Lire l’article complet de Françoise Degert …

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