Piolets d’or: l’Annapurna, le sommet du doute

La nouvelle aurait dû réjouir Ueli Steck. Sa « première » en solo d’octobre 2013 dans la face sud de l’Annapurna (8091 m), réalisée dans le temps record de 28 heures, fait partie des cinq ascensions nominées pour les 22es Piolets d’or, organisés entre Chamonix et Courmayeur (Italie) du 26 au 29 mars. Cette grand-messe de la montagne célèbre « le goût de l’aventure, l’audace, le sens de l’exploration » et exalte « la beauté d’un geste individuel ou collectif ». Des critères a priori honorés par l’alpiniste suisse de 38 ans, qui a déjà été récompensé en 2009 avec son compatriote Simon Anthamatten pour leur première de la face nord du Tengkampoche (6 500 m), au Népal.

Las, dès la fin de sa campagne d’automne 2013 dans l’Himalaya, de méchantes rumeurs ont jeté le doute sur la véracité de sa performance. Les critiques ne sont pas nouvelles à propos de ce grimpeur atypique dans le milieu. A s’attaquer aux sommets comme à une discipline olympique chronométrée et à s’entraîner comme un coureur de grand fond avec préparateurs physique et mental, il a gagné le surnom de « Swiss machine ». L’ancien charpentier qui n’a jamais aspiré à devenir guide de haute montagne, et qui voulait « juste faire du sport », est parvenu à vivre de son art par l’entremise d’une bonne dizaine de partenaires, ce qui n’est le cas que de quelques dizaines d’alpinistes au monde.

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