Position de la Fédération Environnement Durable concernant la ‘ Transition Énergétique’

Des territoires de montagne sont concernés par la problématique des parcs éoliens au même titre que le littoral. La Fédération Environnement Durable nous prie d’insérer le communiqué ci-dessous concernant la ‘ Transition Énergétique’ à laquelle doivent réfléchir de nombreuses stations de montagne.

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‘Les consultations citoyennes en cours concernant la « Transition Énergétique » sont des pièges dont le seul but est de justifier des décisions déjà prises par le Gouvernement.

‘En janvier lors notre rencontre (A. Casalis et J.L.Butré) avec le Directeur du Cabinet de Mme la Ministre de l’Ecologie D.Batho nous avons conclu que tout le système mis en place concernant ‘Transition Énergétique ‘ était totalement truqué et que les décisions du gouvernement étaient déjà prises à l’avance. « Elles sont déjà gravées dans le ‘marbre’ du programme du PS voté par la majorité des français. (sic) »

‘L’usine à gaz qu’est cette « Transition Énergétique », dont le coût faramineux n’a même pas été dévoilé, orchestré par le Ministère de l’Ecologie sert uniquement à cautionner ses décisions en sélectionnant des organismes de citoyens qui en réalité sont déjà pour la grande majorité à la solde de l’État. (*)

‘Pour ne pas cautionner de telles pratiques la FED a donc officiellement refusé toute participation au niveau national à cette mascarade démocratique.

‘C’est la réponse systématique qui est donnée au niveau national à tous solliciteurs gouvernementaux qui demandent à ce que la FED participe à ces « consultations » et notamment aux débats publics en cours.

‘Par contre au niveau régional et départemental chaque association de la FED est totalement libre d’intervenir en fonction des circonstances locales.

‘Les chances de se faire entendre sont faibles, mais l’intérêt pour les associations qui luttent sur le terrain est d’avoir une meilleure connaissance de ses adversaires et des enjeux régionaux pour mieux les combattre. Dès que cet objectif sera atteint, la FED conseille à ces associations de faire une déclaration officielle et de quitter ces structures.

‘Pour ceux qui sont tentés par une action internet il faut se rendre sur le site web de la transition énergétique du Gouvernement.

‘Il est possible de donner des idées et poster des commentaires.

‘Nous vous proposerons prochainement un message court qui pourra être diffusé largement aux adhérents des associations à cette fin.

‘La FED rappelle qu’elle refuse la mise en coupe réglée de la France et de son littoral par les éoliennes.

‘Elle dénonce le racket financier des français par des hausses injustifiées des tarifs de l’électricité alors que notre pays se paupérise tous les jours.

‘Elle continuera à se battre légalement pour faire éclater la vérité concernant un système éolien corrompu qui se cache derrière la Transition Énergétique.

‘La FED est totalement indépendante, elle ne reçoit aucune subvention, elle n’est inféodée à aucun parti politique ni aucun lobby. C’est ce qui fait sa force.

Signé : J.L. Butré, Président

(*) A tire d’exemple France Nature Environnement (FNE) ouvertement pro éolien annonce représenter 3.000 associations citoyennes. FNE dispose de 44 salariés et 70% de son budget est subventionné par le Ministère de l’Environnement [Note du rédacteur : voir « Rapport d’information de l’Assemblée Nationale sur les modes de financement et de gouvernance des associations de protection de la nature et de l’environnement » http://www.pyrenees-pireneus.com/Ecologistes-Ecologie/Financement-associations/ECOLO-Rapport-information-assemblee-nationale-sur-modes-financement-et-gouvernance-associations-protection-nature-et-environnement-2-fevrier-2011.html ]

Fédération Environnement Durable – 3 rue des Eaux – 75016 http://environnementdurable.net
Mail : contact@environnementdurable.net

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La transition écologique http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Feuille_de_Route_pour_la_Transition_Ecologique.pdf est, d’apparence, une bonne chose. Tout dépend de quelle manière elle est menée et par qui elle est menée. Assurer une transition à tout prix au nom d’un dogmatisme à tout craindre présente quelques inconvénients en terme de gouvernance et de comportement démocratique.

Hormis la problématique et les diverses polémiques liées au développement des diverses technologies de production d’énergie dites « renouvelables », il se pose un véritable problème de gouvernance et d’exercice de la démocratie dès lors qu’il s’agit du sujet « environnement » ou « écologie ». Le code de l’environnement, conséquence de l’application de la convention européenne d’Aahrus http://www.pyrenees-pireneus.com/Environnement/Droit-Reglementation/Environnement-Droit-convention-aarhus-discussion.php traduite en droit français par la charte de l’environnement adossée à la Constitution, http://www.pyrenees-pireneus.com/Environnement/Droit-Reglementation/ENVIR-Droit-charte-environnement.html fait systématiquement l’objet d’une lecture et d’une application restrictive.

Il n’est pas rare que l’avis des contributeurs ne soit pas pris en compte. Pire, les résultats de consultations publiques ne sont jamais publiés laissant libre court aux rumeurs et manipulations. Le plus flagrant et le plus ancien des cas concerne les grands prédateurs (loup, ours, lynx) où la manipulation part du Conseil de l’Europe jusque dans certaines DREAL en passant par deux ONG avec, à l’appui, des enjeux financiers non négligeables pour plusieurs de ces associations et ONG.

Le cas de l’éolien ou du photovoltaïque met en scène des enjeux économiques et industriels sans parler de la recherche. Il y a tout lieu de penser que l’hydraulique rentrera prochainement dans l’arène après s’être fait discret ces dernières années en y ajoutant les problèmes de stockage et de répartition des ressources en eau (agriculture, industrie, ménages des villes et maintien d’un étiage écologique des cours d’eau) en mettant en lumière de nombreuses incohérences écologiques.

Autant de sujets sur lesquels nous ne manquerons pas de revenir dans les prochains mois notamment sur les conséquences économiques, sociales et écologiques des trames vertes et bleues sur les territoires de montagne imaginées, comme en Aquitaine, sur des bases strictement idéologiques et non environnementales. La transition irréfléchie et dogmatique pourrait bien laisser des traces durables et irréversibles qui ne vont pas forcément dans le bon sens.

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