Problème d’ours ou ours à problème dans les Pyrénées ?

Si certains pensaient qu’il n’y avait plus de problème d’ours dans les Pyrénées parce qu’il n’en entendait pas parler, ils se trompaient. Les problèmes n’ont jamais cessé d’exister qu’il y ait ou non des élections. Un seul ours dans les Hautes-Pyrénées et ce sont 15 à 20 brebis qui sont croquées chaque année. Imaginez, s’il y en avait 50, ce serait 3 troupeaux sacrifiés chaque année… et très vite un désert qui s’installerait dans les vallées comme dans les Asturies. Et très prochainement dans la vallée du Biros en Ariège s’ils ne prennent pas rapidement des mesures efficaces sans attendre une cogitation parisienne d’une nouvelle Ministre.
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Vider la montagne de ses habitants
Christopher Servheen, spécialiste de l’ours à l’Université du Montana est également à la tête du Comité d’experts sur les ours pour l’Union mondiale pour la conservation de la nature (IUCN), l’âme sœur du WWF.  Pour se justifier face à l’injustifiable, il fut un temps où les services du ministère de l’environnement le mandatait pour de menus services. Il l’avait été en 1996 pour réaliser un « état des lieux de la population ursine et de son habitat dans le Haut-Béarn ». Pour faciliter la présence des ours, il arrivait à ces recommandations remarquables : « Il ne faudrait plus construire de nouvelles routes. Il faudrait fermer pour de bon aux véhicules motorisés les routes existant déjà et ne reliant pas d’agglomérations permanentes ». Et il rajoutait pour mieux se faire comprendre : « Il serait nécessaire d’abandonner les maisons isolées et autres structures semblables (cabanes de bergers), et de les supprimer des habitats de l’ours. Il est aussi fortement recommandé de réduire au minimum les perturbations momentanées causées par la chasse, l’écobuage, les chiens errants, les randonneurs, etc. ». Le plus extraordinaire est que ledit rapport est annexé au cahier des charges de la N 134 de la vallée d’Aspe pour accéder au Somport…. Sans parler de certaines démarches en vue du déplacement des bergers dans les banlieues de Tarbes et Pau (Cf. « Génération démagogie » de Marianne Bernard)
Dans le même état d’esprit, leur rapport intermédiaire au Plan Ours (2008) du WWF, ADET et FERUS, ces associations préconisent « un retour 2000 ans en arrière ». Nous sommes en République, le délire est autorisé. Doit-on le suivre ?
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