Qu’est ce que la marche afghane ? (et pourquoi ça améliore la performance)

Marcher plus de 60 kilomètres par jour pendant des jours et des jours. Quand Édouard G. Stiegler a vu dans les années 80 comment certaines populations d’Afghanistan se déplaçait, il a compris qu’il y avait un truc. Et ce truc à beaucoup à voir à la façon dont on respire.

Je n’ai jamais été en Afghanistan, mais quand j’ai commencé à me renseigner sur ce type de marche, je me suis souvenu des aventures du Photographe, l’incroyable récit d’Emmanuel Guibert en BD d’un français sur ce pays pendant la guerre avec l’URSS. On y voyait des hommes marcher des heures et des heures, montant des cols insensés, dormant à même le sol, pendant des dizaines de jour (les illustrations de cet article sont puisées dans cette œuvre majeure en 3 volumes.

La technique de la marche afghane joue sur le principe de synchronisation de la respiration avec les pas. Et ce la en tenant compte de la déclivité du terrain. Concrètement, plus le terrain est pentu, plus les pas seront réduits.

C’est un constat que l’on fait régulièrement, mais qui est plus du à notre incapacité à “tenir le rythme” quand la pente s’élève, qu’a une véritable volonté. La marche afghane change cela.

Conseil technique : le système de balancier. Le marcheur doit utiliser le même nombre de pas en inspirant et en expirant. Et chaque apnée doit être équivalente à la précédente. Exemple sur le plat : 4 pas pendant l’inspiration – 2 pas les poumons pleins – 4 pas pendant l’expiration – 2 pas les poumons vides.

En montée, pas d’apnée évidemment. Le marcheur compte autant de pas à l’inspiration qu’à l’expiration et adapte le rythme en fonction de la difficulté. Concrètement : plus la pente est raide, plus le rythme est court.

Autre conséquence : marcher en groupe devient difficile : a chacun son rythme, les distances se creusent. Reste que cette technique peut être utilisée dans la randonnée pédestre pour améliorer son endurance. Ou au quotidien. Cette respiration provoque une sur-oxygénation qui nourrit les cellules d’oxygène.

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1 COMMENTAIRE

  1. Le genre d’article fatiguant ou on se rend compte que l’auteur n’a même pas vérifié dans son salon !
    “Exemple sur le plat : 4 pas pendant l’inspiration – 2 pas les poumons pleins – 4 pas pendant l’expiration – 2 pas les poumons vides” => impossible sauf à avoir des poumons de 3 m3 !

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