Tonsai…Quand splendeur rime avec puanteur

Lorsque nous avons pris nos billets pour l’Asie, il y a 3 mois, j’avais imprimé une carte avec deux gros points d’interrogation sur Taekek et Bangkok, une étoile sur Tonsai. Tonsai, la valeur sure, grimpe au bord de la mer, peuple de grimpeurs.
De Bangkok, nous avons pris un bus direction Krabi, puis un petit bateau en se mouillant jusqu’à la taille dans ma nouvelle robe. Vue splendide sur les iles, et la plage de Tonsai qui se dévoile derrière un pilier. Mon dieu que de rocher, que de colos !

Petite promenade dans la vase de marée basse pour rejoindre la rive, nous partons à la chasse au bungalow. Mumm… le frais fumet du bord de mer…DE ?   Au cours de notre chasse, d’étranges odeurs viennent nous accueillir. James a un nez « useless », mais aujourd’hui même lui a détecté la chose. Qu’à cela ne tienne, la jungle qui menace constamment d’envahir le chemin est exubérante, les bungalows en bambous semblent accueillants. Après 15 essais, nous nous rabattons sur une cellule chambre, parpaings et toit en tôle, salle de bain champignonnière, mais au moins le lit est propre !

C’est parti pour la grimpe, James me présente LE TOIT, bord de plage, « a bit polished » certes, mais ca me fera les bras, le léger devers, avec des voies dures qui promettent, Railay plus brillante, moins grimpeuse…

Alors oui, j’ai adoré : la grande voie « lord of the Thaï », vraiment du 5 étoiles, 7b max, qu’on a faite avec Tom le Grabellois, retrouvé par le plus grand des hasards en plein Tonsai. J’ai adoré le Oreo Penut Shake, un délice, et les nouilles thaï du restaurant Tonsai Bay Resort. Incroyable moment dans « Tantrum », 8a+ dément avec un jeté en départ, un yaniro et du no foot !!!! La panacée en matière de drôleries.

Mais les quelques pancartes défraichies  « keep Tonsai cleen » semblent un bien pauvre mirage, amplifié lorsque les pluies font remonter en surface tous les déchets éparpillés autour des cahutes. Après 5 jours à baigner dans -osons les gros mots- notre propre merde, j’ai renoncé à voir les bons cotés de Tonsai.  Le plus navrant étant encore de réaliser que les thaï qui travaillent ici semblent peu à peu dégoutés par ce flot de « chip » touristes grimpeurs, demandeurs de bons prix et donc de petits arrangements… sauf que s’arranger avec les fosses sceptiques, au bilan, ne semble pas être un très bon calcul !!!

Désolée pour cette carte postale puante, j’avoue, je n’ai pas réussi à aimer Tonsai. Mais au moins, personne ne dira que je fais la bisounours toujours contente, J’ai ADORE Green climbers Garden, Ban nan none, Muec Lec, Le camp de Ben, mais la popularité de Tonsai, tellement moins aventurière, tellement moins différente, tellement moins accueillante, reste pour moi un mystère… Vous savez où aller !

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