Un encadrant du CAF renvoyé en correctionnelle

Ils étaient partis devant. On ne les a jamais revus. Le 6 juillet 2014, Sandrine Laveille et Mathieu Vachia sont vraisemblablement tombés quelque part sur l’arête des Courtes (3 856 m), traversée aérienne entre les bassins glaciaires de Talèfre et d’Argentière, vastes champs de crevasses. Leurs corps ne seront pas retrouvés.

Ce matin-là, aux aurores, ils faisaient partie d’un groupe de cinq alpinistes, membres du Club alpin français de Bourg-en-Bresse (Ain), qui avait passé la nuit au refuge du Couvercle (2 687 m), sur les hauteurs de la mer de Glace.

L’ascension se complique à mesure que le jour se lève et la pente se redresse

La course, cotée assez difficile, est longue (une dizaine d’heures), exposée au vide sur une grande partie de l’itinéraire.

Un des cinq, parent d’une des victimes, est resté au refuge. Pour les quatre autres, l’ascension se complique à mesure que le jour se lève et la pente se redresse. L’organisateur de la sortie est encordé à l’élément le moins affûté de l’équipe qui avance lentement.

Au fil de la progression, le leader va laisser partir devant la seconde cordée, celle de Mathieu et Sandrine, plus à l’aise, qu’il devait perdre de vue après le col de la Tour des Courtes et l’entame de l’arête.

L’encadrant prévoyait de les retrouver au col des Cristaux (3 601 m), après la traversée sommitale, où la cordée était censée les attendre.

Mais les poursuivants ne verront jamais la trace de leurs deux compagnons. Ni au col, ni à leur retour au refuge le soir.

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