Alpinisme – Montagne – Himalaya – Dans les secrets de la montagne tueuse… le Nanga Parbat

Elle n’a pas pris part à l’assaut final qui vit les alpinistes professionnels, l’Italien Simone Moro, l’Espagnol Alex Txikon et le Pakistanais Ali Sadpara gravir le neuvième sommet du monde malgré l’hiver et les talibans. Mais elle fut un témoin clé des prémices de cet exploit en janvier. Renonçant à 7500 m d’altitude, la petite prof de gym de Crest (Drôme) en congés sans solde, pressée de rejoindre ses élèves, raconte.

«Cherche personne dure au mal, pour séjour prolongé à très haute altitude, de préférence en hiver. Individu frileux et pessimiste s’abstenir. ecours à l’oxygène proscrit ». Pour s’envoler en Himalaya avec Élisabeth Revol, voilà le profil du compagnon de cordée requis. « Et ça ne court pas les rues » observe, timidement, ce brin de femme de 36 ans dans la cuisine de sa maison de Saoû qui s’épanouit dans l’adversité verticale. « On se découvre dans la souffrance ». Trois fois qu’elle tentait sa chance sur l’un des derniers grands problèmes himalayens. Avec le terrible K2, également au Pakistan, le Nanga Parbat, était le dernier géant de 8000 qui avait préservé sa virginité hivernale. Plus au nord que le Népal, le climat y est plus froid. Ce n’est certes pas le plus haut pic mais l’un des plus difficiles d’accès avec une histoire chargée : Reinhold Messner y a perdu son frère et écrit une des plus formidables histoires de survie. Depuis 1953, 30 personnes y sont mortes. Pour ajouter à une ambiance naturellement hostile, le camp de base fit l’objet en 2013 d’une attaque sanglante des Talibans. Bilan : 11 alpinistes sauvagement assassinés. Le Nanga porte bien son surnom de montagne tueuse.

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