Base Jump : énorme saut en wingsuit depuis l’éperon Walker

Saut en wingsuit depuis l'éperon Walker.

C’est un exploit signé par les hommes du Groupe militaire de haute montagne (GMHM) dans le massif du Mont-Blanc. Le 2 juin dernier, l’adjudant-chef Arnaud Bayol et Jean Noël Itzstein, d’Adrenalin Base, ont réalisé un superbe saut en wingsuit depuis la pointe Walker, le sommet des Grandes Jorasses, situé à 4.208 mètres.

Et ils ont filmé ça. Mettez le son à fond, le souffle du vent est impressionnant sur cette chute maîtrisée de quelques secondes. On voit les deux hommes dévaller le couloir sous deux angles de prise de vue.

Les deux hommes équipés de ces combinaisons si particulières se sont élancés depuis un point situé à 50 mètres sous le sommet. Un site positionné entre la sortie des voies Gousseault/Desmaison et Monomania.

Réduire la vitesse de chute en la convertissant en vitesse horizontale

“Ce mur orienté Est domine le Linceul d’environ 500 mètres” assurent les auteurs du saut. “La montée s’est faite depuis Planpincieux par la voie normale qui était en très bonne condition de neige transformée. Sortie finale par le bord du sérac. La partie la plus compliquée fut de descendre dans la face Nord pour atteindre l’exit” disent ils.

“Cette descente en face nord pour atteindre l’exit, fut sans doute la partie la plus compliquée à gérer. Ce mur orienté Est domine la pente du Linceul d’environ 500 mètres”. Les deux paralpinistes sont montés pour réaliser ce saut depuis le versant italien.

Le vol en wingsuit est un type de saut effectué à l’aide d’une combinaison de saut souple en forme d’aile. Elle permet de réduire la vitesse de chute en la convertissant en vitesse horizontale. Ces combinaisons se gonflent d’air dès que le parachutiste se lance du haut d’une falaise ou sort d’un avion.

Sport extrême, gros risques

En paralpinisme, ce type de vol augmente la technicité du saut. La mauvaise appréciation de l’altitude, le risque d’instabilité augmenté par la proximité du relief, la recherche de sa proximité entraînent une prise de risque importante.

L’Association de paralpinisme recommande d’effectuer au minimum 200 sauts en falaise, en plus des 300 à 400 sauts préalables en avions, avant de se lancer en wingsuit. Chaque année en moyenne une vingtaine de base-jumpers sont victimes d’accident mortel.

En juin 2014, François Gouy et Pierre Fivet avaient réalisé le premier saut de l’éperon Walker en s’élançant une quinzaine de mètres sous la crête sommitale pour 2 000 mètres de saut, deux minutes de vol.

Pour aller plus loin

1 COMMENTAIRE

  1. Visiblement ça dérange personne de lire des bêtises … Wingsuit/ Tracksuit, bientôt on aura droit a saut de Base en parapente des Jorasses si vous ne savez même pas se que vous écrivez.

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