Des communes de montagne ou des îles pourraient être jugées non compatibles à la vie des enfants.

Le journal « La Montagne.fr » rapporte que : « Un juge a rejeté la demande d’une mère de famille séparée d’établir la résidence de ses enfants sur l’île de Sein en estimant que la commune était un lieu ‘relativement hostile’ pour des enfants ».

Le maire de l’Ile de Sein s’estime « choqué » par ce jugement : ‘Ce n’est pas plus difficile de vivre à l’île de Sein que dans une commune de montagne’ précise-t-il au journal. ‘Le jugement a été rendu au nom du peuple français, c’est donc au nom du peuple français que ma commune a été traitée d’hostile, je ne suis pas d’accord’. Pour lui, ‘C’est une discrimination que je ne puis accepter’.

Et les communes et hameaux de montagne ?

Sans remettre en cause le jugement, l’appréciation du juge est effectivement inquiétante pour certains villages de montagne. Nous pourrions citer, dans les Pyrénées comme dans les Alpes, beaucoup de communes ou hameaux éloignés de toutes commodités urbaines traditionnelles. C’est le cas de Planès dans les Pyrénées-Orientales, de Gavarnie ou je hameau de Héas à Gèdre ou encore la commune de Lourdios-Ichère dont le maire est le député Jean Lassalle. Les Alpes ne sont pas exemptes de villages isolés comme La Bérarde, Fouillouse ou Maljaset… Est-ce pour autant des lieux de perdition pour les enfants ?

Il est vrai que lorsque nous voyons ce qui s’est passé pou l’école de Puy-Saint-Vincent, nous pouvons nous interroger sur le mode de raisonnement de certaines personnes.

La montagne et ses vallées ne sont pas seulement faits pour les vacances et les sports d’hiver. Ce sont aussi des lieux de vie différents de la ville. Peut-on encore en France, accepter les différences et les choix de vie de gens ?

Louis Dollo

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