Deux mois à grimper, skier et voler près du Pôle Sud

C’est, dit-on, la dernière escale terrestre avant la Lune. Le massif de la Terre de la reine Maud, autrement appelé ‘la mâchoire du loup’, est le seul à émerger ainsi, vertical, de la calotte glaciaire du continent Antarctique, offrant des parois de 500 à 1 000m.

Là-bas, si les alpinistes se sont mis à grimper, au compte-gouttes, depuis quinze ans, en revanche jamais personne n’était redescendu en chute libre de ces falaises extraterrestres. Entre décembre et janvier, une expédition franco-suisse s’est rendue près du Pôle Sud pour transposer pratiques et approches modernes de la montagne : escalade artificielle, ski de pente raide et surtout base-jump. « On a pris tous nos jouets dans nos sacs et on les a déballés », explique le guide chamoniard Sam Beaugey, adepte de la chute libre.
Outre des répétitions de voies d’alpinisme très techniques et une traversée de 200 km en pulka et au GPS, Sam, sa compagne helvète Géraldine, le Savoyard Emmanuel Pélissier et le Cluse Sébastien Collomb-Gros se sont surtout distingués en réalisant les premiers sauts en Antarctique. Grâce aux combinaisons ailes, le base-jump a désormais muté en véritable vol humain. Et pour regagner le pied des faces, il leur a fallu des heures de marche et des kilomètres sur des glaciers tourmentés.


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