Entre mer et montagne en Patagonie

“Hasta las webas”, c’est l’expression employée par les pêcheurs chiliens pour “faire contre mauvaise fortune bon cœur” et garder le moral quand ça ne veut pas. C’est tout naturellement le nom qu’ont donné les quatre jeunes alpinistes à la voie de 1 000 m (ED-) ouverte en trois jours, fin septembre, sur le Riso Patron (2 550 m), sommet qui n’avait été gravi qu’une fois. Les Français Lise Billon et Antoine Moineville, le Franco-Américain Jérôme Sullivan et l’Argentin Diego Simari doivent une fière chandelle aux marins patagons qui, avec leurs petits bateaux, ont permis d’approcher ces citadelles protégées par un glacis sauvage entre forêts primaires, plateau du Hielo continental et fjords du Pacifique. Ils iront même jusqu’à fabriquer un brise-glace avec deux troncs d’arbre et un pneu ! Cette réussite, ils la doivent aussi à leur sens de l’improvisation. Lors d’une première tentative en 2014 sur le sommet sud, ils avaient dû rebrousser chemin alors que Jérôme, le Bordelais du New Hampshire, avait chuté dans une crevasse du “Hielo”.

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