Faune sauvage des Alpes – Environnement et Sanitaire : Un foyer de brucellose détecté sur plusieurs bouquetins en Hautes-Savoie

Le massif du Bargy est aujourd’hui touché par un foyer de brucellose détecté sur plusieurs bouquetins.


Face à cette épidémie, le député de la 3 e circonscription, Martial Saddier, a interpellé par courrier Delphine Batho, ministre de l’écologie et Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, afin d’attirer leur attention sur ce problème qui rend préoccupant l’état sanitaire de nombreux troupeaux ayant séjourné dans les alpages de ce massif puisque les cas de contamination de bovins par ce fléau se multiplient.


« Afin de lutter contre cette maladie, il me semble urgent de mettre en place une gestion sanitaire des bouquetins sur ce massif précisément. J’ai déjà eu l’occasion par le passé d’intervenir auprès des ministres concernés pour réclamer des tirs sélectifs de bouquetins afin d’assurer le maintien de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique, l’équilibre biologique de la population ou encore la préservation d’un état pathologique satisfaisant des espèces. Cette logique de tirs sanitaires semblait faire consensus au sein du monde agricole, environnemental et cynégétique » précise le courrier du député.


Source…



Un plan de gestion sanitaire du Bouquetin

 

C’est ce que réclame Martial Saddier pour le massif du Bargy.
Le député-maire de Bonneville vient d’écrire aux Ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie, suite à la détection d’un foyer de brucellose sur plusieurs bouquetins dans le massif. Selon lui, les cas de contamination de bovins se multiplient entrainant l’abattage de troupeaux et le gel des fromages fabriqués. Martial Saddier réclame donc des tirs sanitaires sur ces bouquetins, réintroduits dans le massif du Bargy dans les années 70.

 

Il semble bien que les aspects de gestion sanitaire de la faune sauvage soient oubliés dans le cadre de la protection de l’environnement. Tout est fait comme si les maladies n’existaient pas. Pire, les gestionnaires de l’environnement nient parfois l’existence possible de ces maladies comme ce fut le cas lors des importations d’ours dans les Pyrénées (encéphalite à tiques). De même, rien n’autorise le tir et l’élimination d’animaux sauvages dans les Parcs Nationaux au détriment des animaux d’élevage qui, eux, sont soumis à des règles sanitaires strictes interdisant notamment la vaccination contre la brucellose.

 

Une consultation publique est en cours actuellement dans les Pyrénées en vue d’introduire des bouquetins ibériques comme ce fut le cas en Hautes-Savoie dans les années 1970.

Il y a peut-être matière à s’interroger ?
ad NCV

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