Férus claque la porte du Comité loup des Alpes de Haute-Provence

Dans un communiqué du 30 novembre, l’association écologiste Ferus fait part d’une déclaration lue à l’occasion de l’ouverture du Comité départemental loup des Alpes de Haute Provence

Il y est notamment dit : « Les événements récents, aussi bien dans les Alpes-de-Haute-Provence que dans les Alpes Maritimes et d’autres départements font que toute discussion, quelle qu’elle soit, semble totalement inutile. Ferus désapprouve formellement et conteste les arrêtés préfectoraux autorisant les battues au loup sous le nom déguisé de « battues au gibier ». Nous savons de source sûre que ces battues sont effectivement présentées comme des battues au loup. Sans aucune présence de l’ONCFS, ces battues d’un autre siècle contre une espèce protégée peuvent « déraper » et dériver à tout moment.

« De ce fait, tant que raison ne reviendra pas, notamment de la part du corps préfectoral, notre association n’a plus rien à faire dans ce type de réunion et ne servira pas de caution à cette destruction programmée, par l’Etat et ses complices, du loup qui, nous le rappelons à nouveau, est une espèce protégée en France.

« En signe de protestation et de désapprobation formelle, notre association quitte donc cette réunion et vous laisse discuter comme bon vous semble. »

Une réthorique changeante

En quatre jours, Ferus change de langage. Le communiqué du 26 septembre est : « FERUS conteste les arrêtés qui permettent d’abattre des loups lors de chasses en battue ». Il ne s’agit donc pas encore de battues au loup. Mais le 30 septembre, le ton change avec pour titre : « Battues au loup :…. »

Un certain nombre de mensonges et de manipulations de la part de Férus ont étés découvertes ces derniers temps, allant d’une prétendue collaboration avec le CERPAM pour valoriser l’action très marginale mais très médiatique « Pastoraloup » au rapport d’activité 2012 de cette même action mettant en avant une aide supposée, et jamais réalisée, apportée à un éleveur en pointe, président d’une association opposée à la présence du loup.

Le dernier mensonge constitue une manipulation en prétendant l’existence de battue aux loups. Interprétation quelque peu grossière dénoncée par la sous-préfète des Alpes-Maritimes lors du débat télévisé « la voix est libre » le 28 septembre dernier.

20 ans de manipulations

Férus a été longtemps dirigée par celui qui est à l’origine du scandale d’État concernant l’introduction d’ours dans les Pyrénées. Il semble que le même modus operandi soit utilisé aujourd’hui pour le loup selon des investigations qui se précisent de jour en jour.

Jusqu’à maintenant, la propagande médiatique de Férus était basée sur sa lecture restrictive des textes européens et lois françaises. Quid de l’article 16 de la directive européenne « habitats » dite « Natura 2000 » qui n’est jamais évoqué par Férus, tout comme la notion de développement durable our l’article L 113-1 du Code Rural qui n’a jamais été déclaré incompatible avec les directives européennes. Ceci ne sont que quelques exemples….

Le loup n’est pas une espèce menacée

Comme l’a rappelé la sous-préfète des Alpes-Maritimes, le loup n’est pas, au niveau mondial, une espèce menacée. Il en est de même pour l’ours. Par contre, il fait partie d’une liste d’espèces protégées en Europe et en France. Pourquoi ? Manifestement sur la base d’une manipulation de l’UICN. Sur ce point, Ferus n’a jamais répondu aux accusations portées contre l’UICN. Une remise en cause du statut du loup, comme de l’ours en France n’est donc pas à exclure. Il ne s’agirait pas d’un retour en arrière mais tout simplement d’une mise au point de procédures antérieures, tout à fait anormales, dans lesquelles Ferus s’est engluée depuis plus de 20 ans.

Que Férus claque la porte du Comité départemental loup n’a que peu d’importance, son influence y étant très limitéee. L’importance qu’on lui donne n’est que celle accordée par les médias depuis 20 ans. Dans la réalité, l’existence même de Férus est liée aux financements dont cette association dispose et surtout l’étonnant agrément d’association de protection de l’environnement dont elle bénéficie qui lui accorde légalement des prérogatives.
Les dernières révélations des mensonges et manipulation de cette association risquent de mettre à mal ces agréments. Peut-être bénéficie-t-elle de complicités actives comme, encore récemment, à la DDTM des Alpes-Maritimes pour la promotion de Pastoraloup ?

Nous ne pouvons qu’observer que la protection de l’environnement ne peut plus se faire sur des bases mensongères et manipulatrices pas plus que sur la protection de seulement 3 espèces. La complexité des milieux, les implications de toutes les espèces végétales et animales, l’indispensable prise en compte de la présence humaine, impliquent un engagement de tous les acteurs dans le cadre des principes du développement durable reposant sur trois pilier : environnement, social, économique auxquels nous pourrions rajouter le culturel. L’écologie profonde et sectaire a vécu. Férus n’a rien compris.

Louis Dollo

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