Il y a un an, le drame du mont Maudit faisait 9 morts

À 5 h 30, ce 12 juillet, sur le théâtre des opérations, digne d’une scène de guerre à 4 000 m d’altitude, l’adjudant-chef Ottonello pense à une énorme plaque à vent qui aurait cédé. Le jour se lève sous le mont Maudit, étape vers le toit de l’Europe. Commence pour les gendarmes le sauvetage le plus délicat, exposé aux risques de suraccident. 21 personnes ont été emportées. Une seule portait un détecteur de victimes d’avalanches, ce DVA indispensable en ski hors-piste en hiver. Voilà qui complique la tâche. Neuf corps sans vie seront évacués de l’amas de neige et de glace et 12 miraculés dont certains minés par le sentiment de culpabilité : “Qui a déclenché la furie blanche ?”

Mont-Maudit (Photo DL)

Fin 2012, le rapport de l’expert Richard Lambert soulageait les consciences. Si pour le nivologue, ce jour-là, vu le certificat de Météo France, “il y avait un risque manifeste de plaques à vent”, ces couches de neige instables qu’Eole a accumulées, la cause de l’accident était naturelle et non humaine. L’allure tronquée d’un sérac en amont a convaincu l’expert. C’est la chute de ce bout de glace en suspension qui mécaniquement aurait déstabilisé la pente en plaques, et non le poids d’une cordée. N’empêche, l’accident mettait en évidence le sujet des avalanches en été aux conséquences massives. Désormais, on ne pourra plus tomber des nues. Il n’y a pas de bulletins des risques (BRA) hors saison de ski mais il neige toute l’année à 4 000. Ce jour-là, avec 70 cm tombés dans la semaine et beaucoup de vent, le risque de départ spontané ou accidentel était réel.

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