La carte postale de Caroline et James : Muec Lec, petit coin caché de Bangkok

Après Ban Nan None, perdus dans un Laos sauvage, nous retournons vers la modernité. Un bus de 12 heures nous pose à Bangkok, mégapole à mi-chemin entre la moderne Kuala Lumpur et la typique Saigon : à Bangkok, devant les boutiques et shopping center classiques, de petites échoppes s’étalent le long du trottoir, proposant fringues, sex toys, valium…

Bien sûr, en grimpeurs enragés que nous sommes, nous passons à la capitale certes pas pour du shopping, mais plutôt pour rendre visite à un ami de James, Richard Eden, qui s’est exilé en Asie depuis des années. On s’attendrait à trouver à Bangkok une foule de grimpeurs, sur les 11.5 millions d’habitants… Mais non, ici le grimpeur est perle rare, les lignes équipées aussi, et Richard s’est vu contraint pour continuer à grimper de devenir équipeur. Et bien lui en a pris, parce qu’avec le français Ben Grassea, ils ont ouvert Muec Lec !

Un bus vous dépose 2 heures au Nord-Est de Bangkok en suivant la route principale, une espèce de 4 voies ou les demi-tours sont autorisés. Petite halte pour déguster un pad thaï (des nouilles sautées) dans un bouiboui. Ensuite il faut réussir à trouver la piste vers la falaise, visible sur la droite depuis la route. 30 min de bartasse sur un sentier de Monk abrupte, pendant lequel Richard nous met en garde contre les serpents, fourmis, et autres amuse-gueules, et nous arrivons au pied des voies… Bon… à première vue, rien de bien fantastique, mais James m’a prévenu, “do not expect anything great”. Il a une théorie de voyage que je commence à partager : mieux vaut toujours s’attendre à peu, et être agréablement surprise par du « un peu mieux ». Des murs légers devers, quelques colos mais pas foison, je commence par un 6c qui  montre un certain style, une draperie de colo assez jolie… Wow, dément ! Le rocher se révèle parfait ! Tout doux et pourtant adhérent, des trous apparaissent au fil de la grimpe, déroulant une séquence parfaite. Cerise sur le gâteau, il parait qu’ils n’ont pratiquement pas eu besoin de nettoyer, tous ces trous, colos, sont véritablement naturellement doux et propres ! Nous nous élançons ensuite dans un 8a majeur, bien que très bloc, encore un projet que James va se charger de libérer, puis un 7c 5 étoiles, le dernier bébé de Richard. Décidément, l’Asie est pleine de surprises, et de belles !

Merci à The North Face, La Sportiva, et nos autres partenaires qui nous permettent de découvrir ces endroits rêvés et de les faire partager !

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