La loi biodiversité confie la protection de la nature aux banques et à la finance

Quoique datant de mars 2015, l’article de Maxime Combes sur le Blog Médiapart reste d’actualité et la montagne, plus que tous les autres territoires, est directement concernée. Il écrit : « Le projet de loi relatif à la biodiversité vient d’être voté en première lecture à l’Assemblée nationale. Malgré les plus vives réserves de plusieurs associations, les députés ont institué des obligations de compensation et des banques de biodiversité qui transforment la nature en actifs financiers ».

Il rappelle les méfaits de la compensation écologique qui devient ouvertement un produit financier aux mains des banquiers. Il précise : « L’article 2 du projet de loi entend préciser le principe « Eviter, réduire, compenser » mentionné dans la loi de 1976. Il est rédigé ainsi : « Ce principe implique d’éviter les atteintes à la biodiversité et aux services qu’elle fournit ; à défaut, d’en réduire la portée ; enfin, en dernier lieu, de compenser les atteintes qui n’ont pu être évitées et réduites, en tenant compte des espèces, des habitats naturels et des fonctions écologiques affectées ». Si ce principe institue clairement un ordre de priorité – il est demandé d’éviter et de réduire les atteintes à la biodiversité avant de les compenser – il ne précise en rien ce qui justifie de passer des étapes « éviter et réduire » à l’étape « compenser ».

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